Quatre matches, quatre victoires et une impression qui commence à nous faire revoir notre copie. Houston paraît plus fort, plus complet et mieux armé que la saison dernière. On avait peut-être un peu trop gardé en tête la sortie de route contre les Lakers.
Il faut savoir le reconnaître : nous avons probablement été trop pessimistes sur les Rockets. La fin de saison dernière avait laissé une impression franchement moyenne. On ne sentait pas l’amour fou, on se demandait si le message du coach passait encore, et la série contre les Lakers n’avait pas vraiment donné envie de s’emballer pour la suite.
Sauf que cette suite, justement, commence à être intéressante.
Houston vient de battre Atlanta 120-110, porte son bilan à 4-0 et donne surtout le sentiment d’avoir davantage de ressources. Alperen Sengun termine avec 29 points, 9 rebonds, 9 passes et 6 interceptions. Kevin Durant ajoute 22 points et 9 rebonds. Ça tourne, et ce n’est pas uniquement une histoire de deux gros joueurs qui font leurs chiffres.
On voit une équipe qui est en train de passer un cap. Les playoffs resteront le juge de paix, évidemment. Mais en attendant, il va falloir prendre ces Rockets un peu plus au sérieux.
Quatre changements qui font beaucoup
À première vue, Houston n’a pourtant pas bouleversé son équipe. Et c’est peut-être déjà un avantage : ces joueurs se connaissent, ils ont une saison commune derrière eux. Là où d’autres cherchent encore comment jouer ensemble, les Rockets ont conservé une bonne partie de leurs repères. Mais quatre évolutions changent sensiblement la donne.
La plus importante, c’est le retour de Fred VanVleet. Sans même avoir besoin d’aligner des statistiques dingues, il apporte quelque chose qui manquait : un meneur expérimenté, capable de gérer. Ce n’est pas un petit détail.
Il y a aussi le retour de Steven Adams, même s’il n’a pas joué contre Atlanta. L’arrivée de Bogdan Bogdanovic, qui fait du bien par séquences. Et celle de Marcus Smart, également absent sur cette rencontre, mais très bon jusque-là.
Mis bout à bout, ces changements comptent. On récupère du jeu, mais aussi du caractère et du leadership, notamment avec VanVleet et Smart. Dans un groupe dont on questionnait justement le fonctionnement à la fin de la saison dernière, cette addition de personnalités est intéressante.
L’équipe a peu changé sur le papier. Dans ce qu’elle peut proposer, la différence commence pourtant à se voir.
Sengun revient conquérant, les jeunes continuent d’avancer
Et puis il y a Sengun. Le mot qui nous vient, c’est vraiment celui-là : conquérant.
Sa performance contre Atlanta est énorme, mais ce qu’il avait montré face à Victor Wembanyama était déjà très parlant. Nous parlons du meilleur défenseur du monde, et Sengun l’a fait souffrir. Physiquement, il a réussi à prendre le dessus, à placer Wembanyama dans son dos et à finir près du cercle. Une fois la position obtenue, c’était fini.
Avec un Sengun dans ces dispositions et un Kevin Durant qui joue bien, Houston possède déjà de solides arguments. Mais autour, ça tient aussi.
Jabari Smith et Tari Eason sont des valeurs sûres des deux côtés du terrain. Reed Sheppard continue de progresser, même si cela ne saute pas forcément aux yeux dans les statistiques. Sa confiance, elle, se voit. Amen Thompson avance également.
C’est l’ensemble qui nous plaît. Les retours et les arrivées apportent des réponses, pendant que les joueurs déjà présents poursuivent leur progression. On ne regarde plus tout à fait la même équipe, même en reconnaissant presque tous les visages.
Bien sûr, quatre victoires ne règlent pas la question des playoffs. Il faudra encore montrer que cette meilleure impression tient dans la durée, puis dans une série. Mais nous n’avons aucune raison de rester bloqués sur les réserves du printemps dernier si le terrain raconte autre chose. Aujourd’hui, il raconte que Houston a une vraie bonne équipe. Et qu’on l’avait peut-être un peu sous-estimée.
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