DeMarcus Cousins, Boogie Wonderland

DeMarcus Cousins a été le moteur de Team USA en finale de la Coupe du monde. On le sent prêt à faire grimper la température à Sacramento.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Mike Malone a dû se frotter les mains devant sa télévision dimanche après-midi. On imagine bien le coach des Sacramento Kings penser à haute voix dans son salon en regardant DeMarcus Cousins sous le maillot de Team USA. "Le petit salaud, il est capable de défendre et de jouer dur sans finir au vestaire finalement..." La prestation de "Boogie" en a effectivement surpris plus d'un en finale de la Coupe du monde face à la Serbie. Alors que Milos Teodosic et ses coéquipiers avaient réussi un départ idéal, ce ne sont pas James Harden, Kenneth Faried ou Anthony Davis qui ont initié le réveil américain, mais bien le caractériel pivot de 22 ans. En 17 petites minutes et grâce aux 3 fautes sifflées contre Davis, Cousins a donné un aperçu de ce qu'il pouvait devenir en NBA si les fils de son cerveau arrêtaient de se toucher occasionnellement. Avec 11 points, 9 rebonds et 2 contres, en plus d'une défense féroce et démonstrative sur le bûcheron des Balkans Miroslav Raduljica, l'ancien protégé de John Calipari à Kentucky a fait plaisir à ses fans et... à Mike Krzyzewski.
"Je pense que DeMarcus Cousins a changé le sens du match. En fait, je ne le pense pas. J'en suis sûr", a déclaré "Coach K" après la rencontre.
Ce n'est pas la première fois que le natif de l'Alabama se fâche et booste son équipe sur une ou plusieurs séquences. Mais avec les Kings, ces coups de chaud se sont souvent transformés en mini-pétages de plomb à cause de la frustration de ne pas avoir pu changer l'issue de matches souvent perdus par son équipe. Même en l'absence de joueurs très expérimentés au sein de Team USA, "Boogie" a cette fois su maîtriser sa rage intérieure durant la compétition. Utilisé avec parcimonie (14 minutes en moyenne sur le tournoi), il n'a pas déçu à chaque fois que l'on a fait appel à lui (9.6 points, 5.6 rebonds et 1.4 interception). Même le jeu de coudes de Jonas Valanciunas en demi-finale contre la Lituanie n'a pas eu raison de son self-control, même si on a pu croire que le pivot des Raptors, un peu paniqué, allait devoir ramasser quelques dents...

Une année à la D-Rose ou à la Melo ?

Le tout est maintenant de savoir si cette expérience très positive avec la sélection aura un impact sur son développement en NBA. L'an passé, DeMarcus Cousins a, de l'aveu général, franchi un cap en termes de maturité. Vivek Renadive, le propriétaire des Kings, a souligné que le comportement de son poulain était irréprochable à l'entraînement, Cousins arrivant le premier pour en repartir le dernier. S'il a réalisé une saison statistique époustouflante à la sortie de la signature de son contrat maximum, particulièrement au scoring et au rebond (22.7 points et 11.7 rebonds), son caractère taciturne et boudeur n'a pas complètement disparu. Pas vraiment le genre de traits qu'un coach recherche chez un leader de vestiaire. Le roster des Kings ne s'est pas réellement amélioré durant l'intersaison et on n'imagine pour le moment pas Sacramento accrocher une place en playoffs au sein de la Conférence la plus relevée de la ligue. Mais dans les faits, Cousins peut très bien s'inspirer de ce qu'on fait quelques uns de ses aînés avant lui. A l'été 2010, Derrick Rose avait participé à l'aventure en Turquie et enchaîné sur une saison 2011 phénoménale qui lui avait permis de devenir MVP au nez et à la barbe de LeBron James. Mais il est plus probable que "Boogie" suive le chemin de Carmelo Anthony, époustouflant en joker de luxe avec Team USA, mais obligé de faire des miracles en solo une fois rentré à New York. Quoi qu'il en soit, on suivra avec attention le parcours de Cousins et des Kings. Son premier objectif réalisable, en plus d'améliorer le bilan de son équipe, sera d'obtenir la reconnaissance de ses pairs en étant retenu au All-Star Game. Celui qu'il s'était fixé en arrivant en Espagne, faire parler d'un gamin de l'Alabama dans la presse européenne, a été atteint avec brio.

Les stats de DeMarcus Cousins durant le Mondial

Match Min FG 2pts 3pts FT O D Tot As PF To St BS +/- Ef Pts
vs FIN 16 3/475% 3/475% 0/00% 3/475% 2 8 10 0 3 2 0 0 33 15 9
vs TUR 13 5/862.5% 5/862.5% 0/00% 1/250% 1 2 3 1 2 1 1 0 -11 11 11
vs NZL 11 2/450% 2/450% 0/00% 0/00% 1 1 2 2 1 2 0 0 4 4 4
vs DOM 12 5/5100% 5/5100% 0/00% 3/560% 3 2 5 2 2 1 6 0 21 23 13
vs UKR 15 4/850% 4/850% 0/00% 3/560% 2 1 3 1 1 0 1 1 21 11 11
vs MEX 15 5/5100% 5/5100% 0/00% 1/1100% 2 5 7 1 3 1 0 2 14 20 11
vs SLO 13 4/580% 4/580% 0/00% 1/333.3% 3 2 5 1 5 2 3 1 17 14 9
vs LTU 13 3/560% 3/560% 0/00% 1/250% 2 4 6 0 5 2 0 0 17 8 7
vs SRB 17 2/366.7% 2/366.7% 0/00% 7/887.5% 0 9 9 1 3 1 1 2 31 21 11
Min FG 2pts 3pts FT O D Tot As PF To St BS +/- Ef Pts
Accumulated 125 33/4770.2% 33/4770.2% 0/00% 20/3066.7% 16 34 50 9 25 12 12 6 147 127 86
Average 14 3.7/5.270.2% 3.7/5.270.2% 0/00% 2.2/3.366.7% 1.8 3.8 5.6 1 2.8 1.3 1.3 0.7 16.3 14.1 9.6
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