Bradley Beal remet ça avec les Clippers… faute de mieux ?

Bradley Beal rempile finalement avec les Clippers pour deux ans. Un retour presque surprenant après son passage sur le marché et l’intérêt de Miami.

On ne l’avait pas forcément vu venir. Après avoir décliné sa player option et testé le marché, Bradley Beal va finalement… retourner aux Los Angeles Clippers.

D’après Chris Haynes, l’ancien All-Star a accepté un contrat de deux ans pour 13,2 millions de dollars, avec une player option sur la deuxième saison. Un accord qui lui permet de gagner un peu plus que les 5,6 millions de dollars auxquels il avait renoncé en juin, tout en conservant la possibilité de retourner sur le marché dès l’été prochain.

Mais ce retour reste presque une petite surprise.

Lorsque Beal avait décidé de devenir free agent, on pouvait imaginer qu’à 33 ans, après une saison quasiment blanche, il chercherait un projet davantage raccord avec son âge, son pedigree et l’urgence qui accompagne désormais sa carrière. Miami semblait notamment être une destination assez naturelle et le Heat a effectivement été cité parmi les équipes intéressées. Encore cette semaine, les informations de Marc Stein faisaient essentiellement de Miami et des Clippers les deux pistes à surveiller. Boston avait également été associé à Beal au cours de l’été.

Bradley Beal avait-il vraiment beaucoup de choix ?

Son retour à Los Angeles pose donc une autre question : le marché était-il réellement aussi important que Beal l’espérait lorsqu’il a décliné son option ? Probablement pas.

Il y a un an, lorsqu’il avait négocié son buyout avec Phoenix, la situation était très différente. Plusieurs équipes s’étaient positionnées, parmi lesquelles Miami, Milwaukee, les Lakers et Minnesota, avant qu’il ne choisisse les Clippers. Cette fois, les candidats sérieux ont semblé beaucoup moins nombreux.

Il faut dire que Beal sort d’une saison 2025-2026 qui ne pouvait guère être plus compliquée. Une fracture de la hanche gauche l’a contraint à subir une opération et à mettre un terme à sa saison après seulement six matches. Sur ce minuscule échantillon, il n’avait inscrit que 8,2 points de moyenne, avec 1,7 passe décisive.

À 33 ans et avec un historique physique déjà chargé, difficile pour une équipe de lui proposer aujourd’hui un rôle majeur ou un contrat conséquent sur plusieurs saisons.

C’est probablement ce qui rend cette signature assez révélatrice. Beal a testé le marché, Miami a bien été dans la discussion, d’autres équipes ont été évoquées, mais aucune opportunité suffisamment séduisante n’a manifestement débouché sur un accord.

Pour les Clippers, à 13,2 millions sur deux ans et avec une deuxième saison laissée au choix du joueur, le risque est faible. Pour Bradley Beal, c’est surtout l’occasion d’effacer cette première année fantôme à Los Angeles et, peut-être, de recréer suffisamment de valeur pour s’offrir un dernier vrai choix de carrière dans un an.