Cleveland fait exploser Detroit et rejoint New York

Les Cleveland Cavaliers ont étouffé les Detroit Pistons et remporté sans appel un game 7 qui les envoie en finale de Conférence.

Cleveland fait exploser Detroit et rejoint New York

Les Cavs avaient déjà connu ce scénario. Deux années de suite, Cleveland s’était arrêté au même endroit, avec les mêmes questions et les mêmes frustrations autour du trio Donovan Mitchell - Evan Mobley - Jarrett Allen. Cette fois, il n’y a pas eu de doute, pas de suspense tardif, pas de craquage mental : les Cavs ont écrasé Detroit (125-94) dans le Game 7 pour filer en finale de conférence Est, où ils retrouveront les New York Knicks.

Le match a ressemblé à une démonstration de force presque du début à la fin, ce que l'on n’imaginait pas forcément après l’exploit des Pistons dans l’Ohio au match précédent.

Cleveland a pris Detroit à la gorge dès l’entre-deux. Défense agressive, rebonds sécurisés, transitions rapides : les Pistons ont passé leur soirée à courir derrière le jeu. Les tirs ratés se transformaient immédiatement en paniers faciles de l’autre côté, pendant que l’attaque de Detroit s’enlisait possession après possession. Après un premier quart déjà compliqué (31-22), les Cavs ont définitivement cassé le match avec un énorme run de 24-9 dans le deuxième quart-temps pour rentrer aux vestiaires avec 17 points d’avance.

Dès que Detroit a tenté de se réveiller au retour des vestiaires, Donovan Mitchell et Jarrett Allen ont immédiatement éteint l’incendie.

Nouveau surnom pour Jarrett Allen après sa perf du Game 7

Mitchell a planté 15 de ses 26 points dans le troisième quart-temps, avec ce mélange de maîtrise et de brutalité offensive qui a longtemps manqué à Cleveland dans les grands rendez-vous. Le leader des Cavs termine avec 26 points, 8 passes et 7 rebonds, et atteint enfin les finales de conférence pour la première fois de sa carrière après neuf campagnes de playoffs.

À ses côtés, Jarrett Allen a sorti un match énorme : 23 points, de l’impact partout dans la raquette et une domination physique constante. Evan Mobley a ajouté 21 points et 12 rebonds, tandis que Sam Merrill a complètement puni la défense des Pistons avec 23 points en sortie de banc et cinq tirs à 3 points.

Detroit sait ce qui lui manque

Au total, Cleveland a marché sur Detroit dans la peinture (58-34), shooté à plus de 50% quand les Pistons sont restés bloqués à 35,3%, et compté jusqu’à 35 points d’avance. L’écart final de 31 unités est même le troisième plus large jamais enregistré par une équipe à l’extérieur dans un Game 7.

Pour Detroit, la gifle va laisser des traces après une saison magnifique à 60 victoires, mais les lacunes et les manques sont identifiés. Cade Cunningham a été limité à 13 points, tout comme Duncan Robinson, et personne n’a réellement pu accompagner offensivement le franchise player des Pistons. Malgré cette sortie très brutale, difficile d’oublier le chemin parcouru par cette jeune équipe, qui n’avait plus gagné une série de playoffs depuis 2008 et qui semble désormais surtout avoir besoin d’un vrai lieutenant offensif autour de Cunningham pour passer un nouveau cap.

Cleveland a enfin brisé le plafond de verre. Et après des années à regarder les autres avancer, les Cavs reviennent en finale de conférence pour la première fois depuis l’ère LeBron James, ce qu’il était important de réussir pour ne pas rester bloqué dans le passé.

Donovan Mitchell met fin à une décennie de malédiction

Mais ce que moi je trouve dingue c'est que Detroit ait réussi à pousser Cleveland en 7 matches, alors que le différentiel de talent offensif entre les 2 équipes est abyssal...

Et à cela se rajoutent la différence de taille et d'envergure dans la raquette, c'est impossible de rivaliser. Surtout en Play-offs quand le jeu se ralentit et que l'accès au cercle est plus fermé. Duren est plus petit que ce que tous annonçaient, on l'annonçait entre 2,08 et 2,11 mais je pense qu'il est plus proche de 2,06m, et me paraît plus petit que J. Allen. Et derrière ça culmine à 2,03. Et Ausar Thompson (qui était impressionnant défensivement vendredi soir) n'est pas Jaden McDaniels, ni au niveau de la taille, ni au niveau du shoot.

Donc Cade est très bon, mais j'ai l'impression qu'il doit toujours jouer au maximum de son talent et ça peut pas tenir sur 7 matches. Derrière, Duren est invisible/inutile offensivement, pareil pour Ausar. Alors qu'en face, Harden/Mitchell sur demi-terrain, c'est quand même du lourd, Strus vaut largement un Duncan Robinson, et si Mobley est dans un bon soir, il peut scorer sur le vaillant Tobias Harris all night long...

Shaï avait raison, Detroit ne peut rien espérer avec T. Harris en 2ème option. Il peuvent garder le noyau central mais il faut trouver une 2ème option offensive de haut niveau, quelqu'un capable de créer son shoot sur jeu arrêté, capable de taper 25 points de façon régulière, et ça ne court pas les rues.

Ou alors on estime qu'il y a une fenêtre à l'Est et on va chercher Giannis...
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