Les Detroit Pistons sont-ils trop softs ?

Les Detroit Pistons, dominés par Indiana samedi soir, ont perdu cette notion de Bad Boys. La franchise peine à trouver un style qui lui est propre.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Les Detroit Pistons sont-ils trop softs ?
Bad boys et Detroit vont de paire. Non pas que la ville soit l’une des plus sensibles des Etats-Unis, on parle bien là de basket. Les joueurs des Detroit Pistons ont été surnommés les « Bad Boys » dans la seconde partie des années 80. L’équipe de Chuck Daly, coach mythique de la Dream Team inventeur des « Jordan rules », basait son jeu avant tout sur une défense de fer ultra-agressive, à la limite de la légalité (voire même bien au-delà), avec deux titres à la clé (en 89 et 90). Depuis les départs de Ben et Rasheed Wallace, Chauncey Billups et consorts, les Detroit Pistons ne font plus peur. Onzième de la Conférence Est, l’équipe de Lawrence Frank peine encore à se trouver une identité de jeu. Samedi soir, Indiana a dominé Detroit au Palace d’Auburn Hills (90-72). Il y a encore quelques années pas si lointaines, les oppositions entre les deux équipes étaient d’une grande intensité (remember la baston entre les joueurs des Pacers et le public) entre deux rivaux pour la première place de la Conférence. Aujourd’hui seuls les Pacers semblent encore posséder cet instinct guerrier. Lawrence Franck, interrogé par The Detroit News, estime que les Detroit Pistons doivent s’inspirer de la rencontre face à Indiana :
« C’est une bonne leçon pour nous de ce à quoi les playoffs ressemblent (ndlr : en terme d’intensité). C’est dur mais il faut s’arracher. »
Pour Will Bynum, l’un des seuls Pistons à surnager avant de se faire exclure pour un coup de poing donné à Tyler Hansbrough, cette intensité reflète la personnalité même du jeu des Pacers :
« C’est leur style, leur façon de jouer. Et évidemment ça marche pour eux. »
Indiana ne s’est pas reconstruit en un jour. Les Pacers ont longtemps végété, entre une élimination au premier tour en 2006 suivie de quatre saisons complètes sans phases finales. Entre bons jeunes joueurs récupérés lors de la draft (Paul George) et acquisitions judicieuses (David West), Indiana truste désormais les sommets de la Conférence Est. Les Detroit Pistons possèdent aux aussi une belle brochette de joueurs prometteurs. En revanche, l’équipe ne semble pas encore avoir trouvé son style de jeu. Pour y remédier, les dirigeants disposent d’un bel espace sous le Salary cap pour recruter cet été. Avec comme ambition de redonner une âme à une franchise mythique du paysage NBA…
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