Donovan Mitchell : entre frustration et complot des arbitres

Donovan Mitchell s’agace du manque de coups de sifflet… mais Cleveland s’incline face à des Pistons bien plus solides.

Donovan Mitchell : entre frustration et complot des arbitres

Les Cleveland Cavaliers ont mal démarré leur série face aux Detroit Pistons avec une défaite 111-101 lors du Game 1. Au-delà du résultat, c’est surtout la frustration de Donovan Mitchell qui a marqué la soirée, notamment concernant le manque de lancers francs obtenus. Interrogé sur sa difficulté à provoquer des fautes comme en saison régulière, l’arrière n’a pas tourné autour du pot :

« Je ne provoque pas de fautes en simulant… c’est peut-être pour ça. »

Une phrase lâchée avec un sourire, mais qui traduit un vrai agacement. Mitchell n’a obtenu que deux passages sur la ligne, alors qu’il tournait à plus de six tentatives par match en saison régulière. Sur le premier tour face à Toronto, il n'avait cumulé que 16 lancers sur toute la série. Le leader des Cavs a insisté sur ce point après la rencontre :

« Je n’ai pas les coups de sifflet. Je ne sais pas pourquoi. Et ce n’est pas juste ce soir... C’est un peu frustrant, surtout que je suis un joueur qui attaque beaucoup le cercle. Mais je ne peux pas contrôler ça. Donc s’ils ne sifflent pas, je dois trouver un moyen de finir malgré tout. »

Dans un match où Cleveland a globalement souffert dans l’impact, l’écart aux lancers francs a été marquant : 35 tentatives pour Detroit contre 16 pour les Cavs. Malgré cela, Mitchell refuse d’en faire une excuse principale : « L’écart aux lancers francs n’est pas la raison de notre défaite ce soir. »

Un problème collectif au-delà de l’arbitrage

Car si Mitchell a manqué de réussite dans ses drives, Cleveland a surtout perdu le match ailleurs. Les Pistons ont forcé 20 ballons perdus, convertis en 31 points, mettant constamment sous pression l’arrière-garde des Cavs. James Harden, lui aussi en difficulté, a assumé sa part de responsabilité :

« Il faut d’abord se regarder soi-même. Mes pertes de balle, beaucoup viennent de moi, pas forcément de ce qu’ils font en face. »

Même discours du côté du banc, où le coach Kenny Atkinson préfère recentrer le débat sur ce que son équipe peut contrôler :

« Je vais continuer à lui demander d’attaquer la raquette, d’aller au cercle. C’est la seule chose que tu maîtrises. Il faut continuer à agresser, répondre à l’agressivité par de l’agressivité, et faire les bons choix. Les lancers finiront par venir. C’est généralement ce qui se passe. »

Une frustration réelle… mais un ajustement attendu

Mitchell a tout de même terminé avec 23 points, mettant fin à une série impressionnante de neuf Game 1 consécutifs à plus de 30 points. Un coup d’arrêt symbolique pour celui qui incarne l’attaque de Cleveland. En filigrane, sa sortie sur le "flopping" renvoie aussi à un débat plus large en NBA. Le joueur a d’ailleurs glissé, avec prudence :

« Un de mes potes a pris une amende pour avoir parlé de ça… »

Une référence à peine voilée à Jaylen Brown, sanctionné récemment pour ses critiques sur les simulations. Pour Cleveland, l’urgence est désormais ailleurs : limiter les pertes de balle, retrouver du contrôle et remettre Mitchell dans des conditions plus favorables. Car face à une équipe de Detroit agressive et disciplinée, chaque détail compte déjà.

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