Draymond Green soutient l’auto-promo de Victor Wembanyama pour le MVP

Draymond Green a réagi au discours de Victor Wembanyama sur le MVP, en dénonçant le manque de reconnaissance de la défense dans les débats.

Draymond Green soutient l’auto-promo de Victor Wembanyama pour le MVP

La sortie de Victor Wembanyama sur sa candidature au MVP continue de faire réagir… et cette fois, c’est Draymond Green qui monte au créneau.

Après la victoire des Golden State Warriors face aux Brooklyn Nets, l’intérieur a livré une prise de parole longue et engagée, saluant le fait que le Français défende publiquement son cas.

« J’ai détesté… et adoré »

Green n’a pas caché son ambivalence face à la situation.

« J’ai détesté… et j’ai absolument adoré », a-t-il expliqué.

Pourquoi ? Parce que, selon lui, il est anormal qu’un joueur du calibre de Wembanyama doive rappeler une évidence.

« Wemby a dit que la défense représente 50 % du jeu. Comme si personne ne le savait ? Personne n’a réalisé que 50% du jeu auquel on joue se passe de ce côté du terrain ?

J’ai détesté qu’il ait dû faire ça pour que ce soit dit. Et tout d’un coup, t’allumes la télé et tout le monde est là à dire ‘en fait peut-être que Wemby est le MVP’. »

La défense oubliée dans la course au MVP

Le message de Draymond Green est clair : la défense est trop souvent négligée dans les débats autour du MVP.

Il pointe notamment un contraste dans la manière dont certains joueurs sont jugés.

« Ça en dit long sur le basket. Tout le monde critique Luka Doncic quand il ne défend pas assez. Mais on a un gars qui défend des équipes entières, et personne ne le prend en compte jusque’à ce qu’il dise que la défense c’est 50% de ce sport. »

Un plaidoyer appuyé pour Wembanyama, dont l’impact défensif est immense cette saison.

« Si tu ne parles pas, ça ne marche pas »

Green va même plus loin, en évoquant une réalité bien connue des campagnes de trophées NBA : il faut savoir se vendre.

« Avec ces awards, si tu ne parles pas, les gens ne voient pas. JUsqu’à ce qu’Evan Mobley ne finisse par dire quelque chose l’année dernière, personne n’allait lui donner le Defensive Player of the Year. Si tu ne parles pas pour toi-même, ça ne marche pas. »

Une déclaration qui justifie, selon lui, la prise de parole de Wembanyama.

« Je lui tire mon chapeau d’avoir la volonté de venir dire ‘Voilà pourquoi je le mérite’. De ne pas avoir fui la question. De ne pas s’être dit qu’ils sen rendraient compte par eux-mêmes. Car non, ils ne le feront pas. Si tu ne les aides pas à voir tout ça, ils ne voient rien. »

Un dossier MVP qui prend de l’ampleur

Leader des San Antonio Spurs, deuxièmes à l’Ouest, Wembanyama réalise une saison complète, des deux côtés du terrain.

Avec plus de 24 points, 11 rebonds et plus de 3 contres de moyenne, il incarne à lui seul l’une des meilleures défenses de la ligue.

Et désormais, même les voix les plus respectées de la NBA, comme Draymond Green, participent à amplifier son dossier.