Et si Draymond Green était le joueur qui manquait aux Spurs ?

Draymond Green peut être libre cet été . Les qualités du vétéran des Warriors feraient peut-être la différence à San Antonio.

Et si Draymond Green était le joueur qui manquait aux Spurs ?

Les supporters des Spurs ne l'ont probablement jamais placé en tête de leur liste de souhaits. Entre les échanges musclés avec Victor Wembanyama, son goût pour le trash-talk et son image parfois clivante, Draymond Green n'a rien du candidat naturel pour rejoindre San Antonio.

Pourtant, à mesure que les Spurs se rapprochent du statut de prétendant sérieux au titre, une question mérite d'être posée : et si Green était précisément le type de joueur dont cette équipe a besoin ?

Une équipe talentueuse, mais encore tendre

La finale NBA perdue face aux Knicks a mis en lumière les progrès fulgurants de San Antonio. Elle a aussi révélé certaines limites. Les Spurs ont laissé filer plusieurs avantages importants au cours de la série, parfois par manque d'expérience, parfois par excès de précipitation.

Autour de Dylan Harper, Stephon Castle ou encore De'Aaron Fox, le talent ne manque pas. Ce qui manque davantage, c'est un joueur capable de maintenir tout le monde sous tension lorsque les choses commencent à déraper.

Green a passé plus d'une décennie à faire exactement cela aux Warriors.

Le genre de vétéran qui change une culture

San Antonio dispose déjà de vétérans, mais aucun n'a le CV de Green.

Quatre titres NBA, des centaines de matches de playoffs, un trophée de Défenseur de l'année et une réputation bâtie sur sa capacité à élever le niveau d'exigence collectif. Les Spurs n'ont pas forcément besoin d'un joueur qui tourne à 20 points par match. Ils ont surtout besoin de quelqu'un capable d'aider leurs jeunes stars à franchir les derniers paliers mentaux qui séparent une bonne équipe d'un champion.

Green n'a jamais été le joueur le plus talentueux de ses équipes. Il a souvent été celui qui donnait leur identité aux Warriors.

Un partenaire intrigant pour Wembanyama

Sur le terrain, l'association serait fascinante. Green reste l'un des meilleurs défenseurs collectifs de sa génération. Son intelligence, sa communication et sa lecture du jeu compenseraient largement son déclin physique. Derrière lui, il disposerait en plus d'un phénomène capable d'effacer la moindre erreur avec son envergure.

L'idée d'un duo Green-Wembanyama pourrait rappeler certains aspects de l'association Green-Bogut, puis Green-Looney à Golden State, mais avec un protecteur de cercle d'un niveau encore supérieur.

Offensivement, Green pourrait également soulager Wembanyama en assumant une partie du playmaking depuis le poste haut, un rôle qu'il maîtrise depuis des années.

L'antagoniste idéal devenu allié ?

C'est peut-être l'aspect le plus amusant du scénario.

Au fil des dernières saisons, Green a souvent semblé voir en Wembanyama un futur rival. Il l'a critiqué, challengé et parfois provoqué. Rien d'inhabituel pour un joueur qui a toujours testé les jeunes stars afin de mesurer leur caractère.

Mais Green a aussi toujours montré énormément de respect pour les joueurs qu'il considérait comme spéciaux. On imagine facilement la transition : après avoir tenté de lui compliquer la vie pendant plusieurs années, il pourrait désormais devenir l'un de ses principaux protecteurs.

Les Spurs ont parfois manqué de dureté cette saison. Peu de joueurs dans l'histoire récente incarnent davantage cette notion que Green.

Le principal obstacle : son contrat

Bien sûr, ce scénario dépend d'une condition importante. Green dispose d'une player option pour la saison prochaine et rien ne garantit qu'il renoncera à un salaire aussi conséquent pour explorer le marché. Les Warriors pourraient également vouloir le conserver jusqu'à la fin de sa carrière.

Mais si jamais la situation évoluait, San Antonio aurait sans doute intérêt à étudier sérieusement cette possibilité.

Parce qu'aujourd'hui, les Spurs n'ont plus seulement besoin de talent. Ils ont besoin de joueurs qui savent comment gagner quand le talent ne suffit plus.

Et peu de vétérans cochent autant de cases que Draymond Green.

Sur le profil: oui. Mais dans la réalité, les Spurs pour franchir la dernière marche, n'ont sûrement pas besoin d'un joueur dont tu te demandes à chaque match s'il ne va pas faire un move débile qui va entraîner une suspension et pénaliser toute son équipe. (quand je vois le regard dégoûté que Curry qui l'a pourtant souvent soutenu fait parfois quand Draymond pète un cable, se fait exclure et condamne son équipe par la même occasion...)
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