Evan Fournier pousse un énorme coup de gueule : « une p**** de honte ! »

L’Olympiacos a renversé Valence après avoir compté 28 points de retard. Evan Fournier n’a pourtant pas digéré une première mi-temps « honteuse ».

Evan Fournier pousse un énorme coup de gueule : « une p**** de honte ! »

Revenir de 28 points de retard, gagner à l’extérieur et repartir avec une place dans les livres de records, sur le papier, la soirée est magnifique. Evan Fournier, lui, n’avait pas complètement oublié les vingt premières minutes. Ni franchement envie de les faire oublier.

« Écoutez, nous avons réussi un super comeback. C’est génial. Mais la première mi-temps était une putain de honte. Vraiment. Nous devons faire mieux. On ne peut pas se présenter face à une équipe qui est à 4-0 et afficher ce genre d’attitude », a lâché le Français au micro d’EuroLeague TV.

« Champions ou pas, nous devons jouer mieux que ça. Nous devons être plus connectés, et c’est ce que nous avons corrigé en deuxième mi-temps. »

Il faut dire que les champions d’Europe en titre avaient sérieusement compliqué leur déplacement. Menés 59-34 à la pause, puis 62-34 au début du troisième quart-temps, les joueurs de l’Olympiacos ont fini par renverser Valence pour s’imposer 102-97 après prolongation, lors de la cinquième journée.

Fournier a apporté 23 points, tandis que Jean Montero en a inscrit 26 contre son ancienne équipe. Le club grec rejoint ainsi Asseco Prokom Gdynia, qui avait lui aussi comblé un déficit de 28 points contre Sienne en 2012-13. Une référence historique dont Fournier se serait sans doute volontiers passé s’il avait fallu revivre la première période.

Pour expliquer le retournement, l’arrière a surtout insisté sur le comportement collectif. Avant de refaire les calculs au tableau d’affichage, l’Olympiacos a recommencé à jouer ensemble.

« Nous avons commencé à jouer les uns pour les autres. Nous avons commencé à nous soucier des bonnes choses et nous nous sommes battus. Nous n’avons pas joué en fonction du score. Nous avons simplement joué possession après possession. »

Même l’expulsion de Georgios Bartzokas dans le quatrième quart-temps n’a pas interrompu la remontée. Son assistant Christos Pappas, chargé de répondre à EuroLeague TV après la rencontre, partageait manifestement le goût de Fournier pour les bilans sans emballage cadeau.

« De toute façon, si nous n’avions pas réagi après la pause, parce que la première mi-temps était un désastre, nous aurions été dans une sacrée merde. »

L’Olympiacos affiche désormais quatre victoires pour une défaite, avant un nouveau déplacement en Espagne, vendredi à Barcelone. Cette fois, commencer à jouer avant d’être à moins 28 pourrait être une idée.

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