Jalen Brunson, c’est cool, mais ça ne va pas sauver les Knicks

Jalen Brunson, c’est cool, mais ça ne va pas sauver les Knicks

Les New York Knicks ont fait de Jalen Brunson leur nouvelle star en lui offrant 104 millions sur quatre ans.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Jalen Brunson va devenir le quatrième joueur de l’Histoire des New York Knicks à signer un contrat d’une valeur égale ou supérieure à 100 millions de dollars. Plus précisément 104 millions, répartis sur quatre ans. Il rejoint ainsi Allan Houston, Carmelo Anthony et Julius Randle dans ce club très fermé.

Ça fait déjà quelques jours que cette offre prenait forme. Les dirigeants new-yorkais ont œuvré depuis le soir de la draft, en transférant Kemba Walker puis Alec Burks et Nerlens Noel dans l’optique de libérer de l’espace sous le Cap. Justement pour proposer la somme la plus alléchante possible à l’électron libre des Dallas Mavericks. Tactique payante puisqu’il aurait décidé de rejoindre la grosse pomme.

Houston, Melo, Randle et donc… Brunson ? Cherchez l’intrus. Indice : une petite différence de pedigree, même si Randle n’est pas non plus une référence dans cette ligue. Toujours est-il que JB est le premier joueur de l’Histoire à signer un deal à 100 patates sans jamais avoir été nommé All-Star ! Avec tout de même une petite nuance puisque le Cap ne cesse d’augmenter année après année, ce qui explique aussi le montant du contrat.

Mais les Knicks ont bel et bien traité leur nouvelle recrue comme une star. Voire même comme une superstar en accommodant sa signature – en allant même jusqu’à embaucher son père comme assistant – comme s’il pouvait changer le destin d’une franchise mythique mais engluée dans la médiocrité depuis si longtemps.

Oui, Jalen Brunson n’est pas une star mais ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas le devenir. Les échantillons sont intéressants. Il compilait 16 points et presque 5 passes à 50% aux tirs et 37% à trois-points la saison dernière. Mieux encore, ses statistiques ont grimpé jusqu’à 21,6 points en playoffs. Avec quelques performances héroïques en l’absence de Luka Doncic – un game à 41 points suivi d’un autre à 31 contre le Jazz. Sans lui, Dallas ne se serait pas qualifié pour les finales de Conférence.

Plusieurs indicateurs donnent envie d’y croire. Brunson tournait à 28 points sur 36 minutes sans le prodige slovène. Il rapportait 1,03 point par possession sur pick-and-roll et même 1,1 ppp en isolation pendant les playoffs. Ce sont là les marques des joueurs capables de faire la différence seuls et de se créer leur propre tir. Des stars, quoi.

C’est déjà une vraie évolution pour les Knicks. La franchise se cherche un meneur digne de ce nom depuis plus de vingt ans. Raymond Felton et Derrick Rose ont été les meilleurs joueurs sur le poste depuis Mark Jackson dans les 90’s. Pour une fois, l’équipe pourra compter sur un point guard doué et dans son prime. Après tout, il n’aura que 26 ans au coup d’envoi de la saison prochaine.

Par contre, il est difficile de comprendre quelle est la direction prise par cette formation. Brunson n’est pas tout à fait aligné sur la génération de RJ Barrett. C’est à se demander autour de qui les New-yorkais veulent construire leur noyau dur. Peuvent-ils vraiment se permettre de tout miser sur un slasheur qui mesure 1,85 mètre ? N’est pas Chris Paul ou Allen Iverson qui veut.

Au final, le plancher de l’organisation n’est pas beaucoup plus élevé après cette signature. Les Knicks sans Jalen Brunson pouvaient viser un premier tour de playoffs. L’objectif ne va pas changer suite à son arrivée. Et encore, il faut même se demander comment il va performer en étant entourer d’autant de « mauvais » shooteurs, lui qui jouait avec plusieurs extérieurs à Villanova, en NCAA, puis aux Mavericks.

Des fois, pas toujours, il faut regarder du côté des fans pour comprendre un transfert. Ceux de Dallas ne sont pas complètement dégoûtés à l’idée d’avoir perdu Brunson. Ceux des Knicks ne sont pas complètement enchantés à l’idée d’avoir sorti le chéquier pour le signer à prix d’or. Ça en dit long finalement.

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