Deux ans plus tard, le feuilleton entre Jaylen Brown et Team USA n’est toujours pas complètement refermé. Invité du podcast Road Trippin’, Grant Hill, le patron de la sélection, est revenu sur l’absence de l’ailier américain lors des Jeux olympiques de Paris et sur les soupçons d’une intervention de Nike dans cette décision.
À l’été 2024, Jaylen Brown avait très mal vécu de ne pas être appelé par Team USA. Sa frustration avait encore augmenté lorsque Derrick White avait été choisi pour remplacer Kawhi Leonard, contraint de déclarer forfait. Le MVP des Finales NBA avait alors directement interpellé Nike sur les réseaux sociaux, avant d’affirmer être convaincu que son conflit avec l’équipementier avait pesé sur sa non-sélection.
Grant Hill, responsable de la construction de l’équipe américaine, avait déjà assuré que le choix de White répondait uniquement à une logique sportive. Selon lui, Team USA recherchait notamment un défenseur capable de mettre une forte pression sur les meneurs adverses, dans un effectif déjà chargé en ailiers pouvant évoluer aux postes 3 et 4.
Dans Road Trippin’, le Hall of Famer a cette fois raconté avoir personnellement appelé Brown avant l’annonce de la sélection, comme il l’avait fait avec plusieurs autres joueurs laissés de côté.
« Lorsque j’ai annoncé l’équipe, il y avait certains joueurs que j’avais appelés avant que Woj et Shams ne sortent l’information. J’ai appelé Lillard, j’ai appelé Jimmy Butler, j’ai essayé d’appeler tout le monde, parce qu’on ne sait jamais quand l’information va tomber. Je voulais leur témoigner suffisamment de respect pour qu’ils l’apprennent directement de ma bouche.
J’ai appelé Jaylen. Nous avons eu une très bonne conversation. Une conversation incroyable. Donc, quelque chose s’est perdu en route. »
Hill accepte que ses décisions sportives soient contestées. En revanche, il goûte beaucoup moins aux accusations concernant Nike et estime que Brown s’en est directement pris à son intégrité.
« Vous pouvez critiquer mon leadership. Vous pouvez critiquer ma capacité à construire un effectif. Lorsque vous occupez le rôle qui est le mien, vous vous exposez à la critique et je l’accepte. Mais laisser entendre qu’une marque de chaussures m’a dit quoi faire… Là, vous remettez en cause mon intégrité. C’est cela que j’ai trouvé étrange. »
La position des deux hommes demeure donc difficilement conciliable. Brown reste persuadé que ses critiques passées contre Nike ont joué contre lui. Hill, lui, affirme que l’équipementier n’a jamais dicté ses choix et considère cette accusation comme une attaque personnelle bien plus grave qu’une simple contestation sportive.
