Joe Mazzulla se moque du Coach of the Year : alors qui le mérite vraiment ?

Joe Mazzulla a qualifié le trophée de Coach of the Year de récompense “stupide”. De quoi relancer le débat autour de ses principaux concurrents.

Joe Mazzulla se moque du Coach of the Year : alors qui le mérite vraiment ?

Joe Mazzulla n’a pas fait semblant. Interrogé sur le trophée de Coach of the Year, le coach des Celtics a répondu : « Je pense que c’est un trophée stupide. Il ne devrait pas exister. C’est davantage une affaire de joueurs et du travail fourni par le staff. C’est aussi simple que ça. Je n’ai vraiment plus envie qu’on m’en parle. » La sortie a eu lieu dans la foulée d’une défaite de Boston à Atlanta. Difficile de savoir s’il parlait sous le coup de l’agacement ou s’il s’en fiche sincèrement, mais le message, lui, était limpide.

Mazzulla fait pourtant partie des candidats crédibles. Vu le contexte de la saison des Celtics, il y aurait même matière à lui monter un vrai dossier. Mais puisque l’intéressé semble considérer tout ça comme un concours un peu idiot, on peut aussi retourner la question autrement : si on enlève Boston de l’équation, qui mérite vraiment de repartir avec le trophée ?

Le premier nom qui vient naturellement, c’est JB Bickerstaff. Detroit est toujours en tête de l’Est à l’approche de la dernière ligne droite, et ça reste l’une des histoires de la saison. Les Pistons ont encore tenu leur rang malgré l’absence de Cade Cunningham, victime d’un pneumothorax qui menace même son éligibilité aux récompenses individuelles, et ils continuent d’avancer avec une identité très claire. À ce stade, Bickerstaff coche toutes les cases habituelles du Coach of the Year : le bilan, la progression collective, l’impact visible, et la sensation d’avoir transformé une équipe en vrai poids lourd de conférence.

L’autre candidature très sérieuse, c’est Mitch Johnson. Le coach des Spurs vit forcément dans l’ombre de Victor Wembanyama, ce qui est à la fois logique et un peu injuste. Quand on a un extraterrestre pareil dans l’effectif, tout finit par tourner autour de lui. Sauf qu’on ne grimpe pas aussi haut à l’Ouest juste avec un phénomène. San Antonio reste collé aux basques d’OKC dans la course au meilleur bilan de conférence, et la progression de l’équipe au fil des mois dit aussi quelque chose du travail effectué sur la structure, les habitudes et la discipline du groupe. Wembanyama attire toute la lumière, Johnson a fait grandir le décor.

Et puis il y a le dossier plus audacieux, celui du reach assumé : Jordan Ott. Au départ de la saison, Phoenix n’était pas vraiment vu comme une équipe installée tranquillement dans le tableau de l’Ouest. Les Suns ont pourtant sécurisé au moins une saison positive sous les ordres de leur rookie coach, Ott a déjà été nommé Coach of the Month à l’Ouest, et Phoenix occupait récemment la 7e place, loin du scénario catastrophe que beaucoup imaginaient. Ce n’est sans doute pas le favori naturel si on s’en tient au réflexe “meilleur bilan = meilleur coach”, mais dans une récompense censée aussi raconter une saison, son nom existe.

C'est quoi le critère principal ?

Au fond, la sortie de Mazzulla rappelle aussi une vérité assez simple : cette récompense reste toujours un peu floue. On vote pour le meilleur coach ? Pour celui qui dépasse le plus les attentes ? Pour celui qui a tenu le coup malgré les blessures ? Pour celui qui a construit la meilleure identité collective ? Selon la définition choisie, le vainqueur ne sera pas forcément le même. C’est peut-être pour ça que Mazzulla trouve le trophée idiot.

Aujourd’hui, si Boston et son coach veulent rester à distance du débat, JB Bickerstaff semble avoir le dossier le plus solide. Mitch Johnson suit de près, avec un travail peut-être un peu trop masqué par l’effet Wembanyama. Et si les votants ont envie d’un choix plus original, Jordan Ott a au moins construit un vrai argument.

Reste à savoir si, quelque part, Joe Mazzulla trouvera ça toujours aussi stupide au moment de lire les résultats.

Pour le côté "reach" j'aurais mis en avant Charles Lee aux Hornets. Intégrer 4 rookies dont 3 à plein temps dans une franchise dysfonction elle, c'est une belle réussite d'atteindre le play in.
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Il mérite clairement, bien vu !
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