John Wall peut-il être un vrai « two-way player » ?

John Wall peut-il être un vrai « two-way player » ?

John Wall est statistiquement l'un des arrières les plus prolifiques défensivement de toute la ligue. Peut-il transformer ça en sélection au sein de la All-Defensive First Team ?

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article
Depuis quelques jours, Kobe Bryant s'amuse à donner des défis à plusieurs joueurs NBA pour la saison à venir. Giannis Antetokounmpo s'est ainsi vu conseiller de viser le titre de MVP, rien que ça. Pour John Wall, c'est celui de membre de la All-Defensive First Team qui doit être en ligne de mire selon le Black Mamba. John Wall a beau avoir accepté le challenge, est-ce vraiment dans ses cordes ? En gros, le meneur des Washington Wizards peut-il devenir un "vrai" two-way player ? C'est cette faculté à défendre aussi bien (ou presque) qu'ils attaquent qui ont donné leurs lettres de noblesse à certains des très grands joueurs des 10 ou 15 dernières années. Les attaquants exclusifs n'atteignent que très rarement la reconnaissance des puristes. Russell Westbrook et James Harden ont beau être respectivement MVP et dauphin, ils ne semblent pas en mesure d'être les fers de lance défensifs de leur équipe. Et donc d'atteindre le degré d'admiration suscité auprès de leurs pairs par Michael Jordan ou Kobe Bryant pour ne citer que ces deux arrières. Wall a les atouts, techniques et physiques, pour accomplir cette progression. Statistiquement, le n°1 de la Draft 2010 sort d'une saison très intéressante sur ce plan. Outre ses prouesses offensives (23.1 points et 10.7 passes décisives de moyenne), il s'est montré plus prolifique que jamais en termes d'interceptions et de contres. Avec 157 steals au total, John Wall est le leader du classement général tous postes confondus en 2016-2017. Avec 49 contres, il domine celui des meneurs de jeu en la matière. Explosif et agressif, l'ancien pensionnaire de Kentucky est forcément à l'aise dans ces secteurs. Mais ceux-ci ne font évidemment pas tout dans la perception qu'ont les votants (le panel de journalistes formé chaque année pour l'occasion) pour composer la All-Defensive First Team. L'impression visuelle - le fameux eye-test - et la faculté à rendre plus maladroit qu'à l'accoutumée son vis à vis sont au moins aussi importantes. C'est là que Wall peut encore passer un cap. Son activité débordante dans la moitié de terrain adverse pousse les observateurs à être captés par cette facette de son jeu. A lui d'imiter Chris Paul, encore nommé en 2017 (au côté de Patrick Beverley) en étant à la fois un playmaker et un défenseur sur l'homme redoutable. Cette mission annexe n'est pas indissociable de sa quête principale : emmener les Wizards en finale de Conférence.  
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