La défaite des New York Knicks face aux Atlanta Hawks (109-108) a relancé un débat qui n’est pas nouveau : pourquoi Karl-Anthony Towns n’est-il pas davantage au cœur du jeu new-yorkais ?
Dans le dernier épisode du CQFR, Shaï et Théo pointent une tendance persistante, malgré le changement de coach. Et le constat est clair : même performant, KAT reste sous-utilisé.
Une performance solide mais…
Face à Atlanta, Karl-Anthony Towns a pourtant livré un match complet : 21 points, 17 rebonds, 4 passes, avec une vraie présence défensive dans l’effort. Une copie propre, efficace, qui aurait pu servir de base à l’attaque new-yorkaise.
Mais dans les faits, son volume de tirs (12, pour 7 réussites) interroge. Comme souligné dans l’émission, il a tenté moins de tirs que plusieurs coéquipiers, dont Jalen Brunson (11 sur 23), pourtant déjà très sollicité, mais aussi Anunoby (9 sur 16) et McBride (5 sur 14). Et il n’a tenté qu’un tir de plus que Clarkson.
« Je continue de ne pas comprendre le manque d’équilibre dans cette équipe », résume Théo. Une remarque qui renvoie directement à l’animation offensive globale des Knicks.
Un problème déjà sous Thibodeau
La situation n’est pas nouvelle. Déjà la saison passée, sous Tom Thibodeau, la question de l’utilisation de Towns se posait régulièrement.
« On se retrouve dans la même situation que l’an dernier », rappelle Théo. Autrement dit, le problème ne semble pas lié uniquement à l’ancien coach.
Aujourd’hui, avec Mike Brown sur le banc, les mêmes limites apparaissent. « Il y a des moments où tu comprends pas pourquoi Karl-Anthony Towns n’a pas plus la balle dans des situations avantageuses », poursuit-il.
Une animation offensive qui interroge
Au-delà du cas individuel de Towns, c’est toute la structure offensive qui pose question. Plusieurs séquences illustrent ce déséquilibre : des possessions conclues par des joueurs secondaires, alors que KAT semble en position favorable.
Même constat pour d’autres profils comme Mikal Bridges, peu impliqué (0 point, seulement 3 tirs). Là encore, le problème dépasse la simple performance individuelle :
« Si tu donnes autant pour faire venir un joueur comme lui, tu imagines que tu peux t’en servir autrement dans ton système offensif. »
Des responsabilités partagées
Si Towns n’est pas en cause, d’autres responsabilités émergent. La fin de match de Jalen Brunson, notamment, est pointée du doigt avec une possession mal négociée.
Mais pour Shaï, le cœur du problème reste collectif : « Les responsabilités sont à chercher ailleurs que chez KAT. »
Autrement dit, le talent est là. L’exploitation, beaucoup moins.
Des ajustements attendus
À l’approche du prochain match, la question est désormais simple : Mike Brown trouvera-t-il des solutions ?
« Il doit trouver un moyen pour qu’il prenne plus que 12 tirs. Tu as un intérieur qui est capable d’être dominant offensivement et qui est efficace pendant le match. Il faut réussir à trouver une solution », insiste Shaï. Une adaptation qui semble indispensable si les Knicks veulent reprendre le contrôle de la série.
Car malgré cette défaite, une idée demeure : New York a les armes pour passer. À condition de régler le problème de l’animation offensive et d’utiliser pleinement l’une de ses principales options en attaque, KAT.
Une répétition inquiétante
Finalement, le constat est peut-être le plus préoccupant : malgré un changement de coach, les mêmes problèmes persistent.
Et dans une série serrée, ce type de détail peut faire basculer une confrontation.
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