Kyrie Irving, l’homme des grands rendez-vous

Kyrie Irving, l’homme des grands rendez-vous

A deux jours du coup d’envoi des finales, zoom sur l’un des principaux acteurs de l’édition précédente, Kyrie Irving.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
La carrière de Kyrie Irving a basculé en une action. Quelques dribbles, quelques secondes. Un pas en arrière. Et un tir fantastique. Décisif. Assassin. Souvent exclu des classements des meilleurs meneurs NBA en raison de sa propension à marquer sans faire gagner son équipe, le premier choix de la draft 2011 s’est taillé une toute nouvelle réputation en crucifiant Stephen Curry et les Golden State Warriors dans le Game 7 des dernières finales NBA. Un panier à trois-points qui a fait office de validation de son talent aux yeux du plus grand nombre. Parlez autant que vous voulez, il a maintenant sa bague. http://www.dailymotion.com/video/x5oelfy Mais le natif de Melbourne n’a pas attendu l’arrivée de LeBron James aux Cleveland Cavaliers pour planter des tirs cruciaux. Il est « clutch » depuis le début de sa carrière. Depuis son arrivée dans la ligue en 2011. Avant Isaiah Thomas, « Monsieur quatrième quart temps », c’était lui. Dès sa saison rookie, l’ex-prodige de Duke se classait parmi les cinq joueurs les plus prolifiques du championnat dans les douze dernières minutes. Et il était en charmante compagnie, entouré de superstars comme Kevin Durant, Kobe Bryant, Derrick Rose et son futur coéquipier Kevin Love. Sauf qu’il était – et de loin, très loin – le plus efficace de tous avec 52% de réussite globale et 41% à trois-points dans le dernier quart. Déjà une référence. Classement dont il a trusté les dix premières places chaque année jusqu’au retour de James dans l’Ohio. Les paniers au buzzer ne manquaient pas sur son curriculum vitae. Pour les victoires, c’était autre chose. C’est pour ça que la perception de la planète basket a changé quand Kyrie Irving a offert le titre de champion aux Cavaliers sur cette ultime possession du Game 7. Pour rentrer un tir aussi important dans un match aussi chaud, il fallait forcément être un grand joueur. C’est donc son nouveau statut. Grand joueur.

LeBron James et Kyrie Irving, un tandem qui fait des étincelles

Si LeBron James doit beaucoup à celui qu’il considère comme son « petit frère », vrai atout dans la quête du sacre l’an dernier (avec, en plus de son shoot culte, ses 41 points dans le Game 5), Irving peut remercier son aîné pour avoir donné une toute autre tournure à son destin. En tant que seul patron, il n’a jamais mené les Cavaliers en playoffs. Pire encore, la franchise était l’une des plus mauvaises du pays avec 78 matches gagnés en trois saisons. Leur association est idéale. Tout simplement parce que Kyrie est plus un finisseur qu’un leader. Et LeBron est plus un général des parquets qu’un pur scoreur. Ils se sont finalement bien trouvés. James est le playmaker, le tacticien qui dirige ses troupes vers la victoire en faisant un peu de tout. Son jeune coéquipier est le tueur au sang froid qui prend le relais quand son équipe a absolument besoin d’un panier. Avec ses dribbles, sa vitesse d’exécution, son efficacité prêt du cercle et son adresse extérieure, il est l’un des meilleurs joueurs du monde en un-contre-un. Presque personne ne peut l’arrêter quand il est agressif. D’ailleurs, les finales 2016 ont aussi tourné en faveur de Cleveland à partir du moment où Tyronn Lue a incité son meneur à attaquer le plus rapidement et plus souvent possible. Mettez Kyrie Irving à la place de Stephen Curry aux Warriors et les Californiens n’ont sans doute pas le même succès. Changez John Wall par ce même Irving et les Washington Wizards sont nettement moins intéressants. Parce que le joueur de 25 ans n’est pas là pour faire tourner la gonfle (même s’il sait le faire par moment). Par contre, quand il faut planter, il répond presque toujours présent.

Le facteur X des finales 2017 pour les Cleveland Cavaliers ?

Pour l’instant, son équipe a pu composer sans lui lors des trois premiers tours. Enfin, sans lui. Sans lui à son meilleur niveau plutôt. Il a commencé les playoffs timidement, marquant des points tout en se montrant maladroit. Mais peu importe, les champions en titre ont balayé leurs deux premiers adversaire sur leur passage. Le All-Star a commencé à monter doucement en puissance pile quand il le fallait. Avec un carton mémorable quand LeBron James, apparemment malade, baissait le pied. 42 points pour assommer les Boston Celtics et les empêcher de revenir à hauteur de Cleveland dans la série. Plusieurs paniers impressionnants dans le troisième quart temps pour mener les Cavaliers sur le chemin d’un comeback. Et donc un record individuel en playoffs en prime. Kyrie Irving est l’homme des grands rendez-vous et il était donc presque logique que sa saison ne débute réellement que le premier juin. Il est à nouveau attendu. Et il aura surtout à nouveau un rôle primordial à jouer. Ça tombe bien, il a de toute façon pris l’habitude de ne pas nous décevoir.
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