Le Game 3 monstrueux de Jared McCain confirme le casse du Thunder

Jared McCain a encore brillé dans la victoire du Oklahoma City Thunder contre les Spurs dans le game 3. Son intégration express à OKC commence sérieusement à faire regretter son transfert aux fans des Sixers.

Le Game 3 monstrueux de Jared McCain confirme le casse du Thunder

Quand Jared McCain est arrivé au Oklahoma City Thunder à la trade deadline, beaucoup ont surtout vu un joli pari de plus dans la collection déjà obscène de Sam Presti. Quelques mois plus tard, ça ressemble surtout à un braquage de plus, ou en tout cas à un move déterminant passé sous les radars, comme celui d'Alex Caruso un an plutôt.

Avec ce que montre McCain dans ces playoffs et particulièrement après sa démonstration du game 3, on peut presque se demander si Daryl Morey ne mériterait pas de perdre son poste une deuxième fois pour avoir offert un tel joueur au Thunder...

Parce que McCain ne ressemble plus du tout à un simple jeune scoreur prometteur, mais à une arme parfaitement calibrée pour cette équipe.

Cette nuit encore, dans la victoire (123-108) d’OKC contre les San Antonio Spurs lors du Game 3 des finales de conférence Ouest, le sophomore a complètement changé le match avec 24 points en sortie de banc. Surtout, il l’a fait exactement de la manière dont le Thunder adore jouer : vite, sans peur, avec énormément d’agressivité et une confiance presque insolente.

Quand San Antonio a démarré le match par un 15-0 qui a fait exploser la salle, Oklahoma City est revenu progressivement grâce à son second unit, et lui a encore été au cœur du run qui a totalement calmé les Spurs.

OKC vire en tête, les Spurs séchés à la maison

Un mix de confiance, d'arrogance et d'intelligence

Ce qui impressionne le plus, ce n’est même plus seulement le tir extérieur ou le scoring. C’est à quel point il paraît déjà intégré à cette machine collective. Mark Daigneault l’a encore souligné après la rencontre : « Il ne tremble jamais. Il est monté dans le train immédiatement. »

C’est exactement ça. McCain joue comme s’il évoluait dans ce groupe depuis trois ans. Il comprend déjà les timings offensifs du Thunder, les lectures, le rythme, les espaces à attaquer et surtout cette philosophie ultra agressive qui pousse constamment les défenses adverses à craquer.

Shai Gilgeous-Alexander a lui aussi insisté sur cette aura permanente qui émane de l'ancien Dukie, qu'il a pourtant gentiment tancé au sortir du game 2 : « Il dégage énormément de confiance. » Cette confiance saute aux yeux.

Le plus fou dans l’histoire, c’est qu’OKC n’avait même pas “besoin” d’un joueur comme lui. Cette équipe possédait déjà probablement l’effectif le plus profond de NBA. Mais le Thunder a quand même réussi à ajouter un scoreur décomplexé capable de transformer un match depuis le banc, tout ça sans casser son identité collective.

À Philadelphie, McCain montrait déjà des flashes intéressants, mais rien ne laissait penser qu’il trouverait aussi vite une telle place dans une équipe qui vise le titre. Les Sixers l’ont pourtant lâché contre un premier tour de Draft 2026 et trois seconds tours.

Il n'en veut même pas à Morey

Vu ce qu’il montre aujourd’hui, cet échange commence déjà à avoir des airs de catastrophe industrielle pour Philly. Daigneault ne cesse d’ailleurs de louer son intégration depuis son arrivée et expliquait aussi récemment que Jared McCain était devenu très rapidement « l’un des gars préférés du vestiaire ».

McCain lui-même semble parfaitement conscient de la place qu’il est en train de prendre dans cette rotation. Après le match, il a résumé son état d’esprit avec beaucoup de simplicité : « J’essaie juste d’apporter de l’énergie et d’aider l’équipe à gagner de toutes les manières possibles. » Cerise sur le gâteau, il n'est même pas de grief envers Daryl Morey. « Je ne joue pas pour donner tort à qui que ce soit. J'aime juste donner raison à mes proches, au gens qui croient vraiment en moi, mais de manière positive. Daryl reste celui qui m'a drafté, donc je l'aimerai toujours pour ça ».

Ce n’est probablement que le début. Parce qu’au-delà des points, McCain apporte exactement ce qu’il manque souvent aux contenders déjà très structurés : un peu d’imprévisible, un peu d’arrogance offensive, un joueur capable d’entrer et d’envoyer immédiatement trois tirs sans se poser de questions. Même lorsqu'il faut aller au contact avec Victor Wembanyama, qu'il a rudoyé deux fois sur des attaques de cercle.

Dans cette équipe du Thunder, déjà monstrueusement talentueuse, sa présence ressemble presque à une injustice. C'est aussi ça, le lot des équipes qui "travaillent bien".