Avons-nous le droit de croire au titre mondial sans être immédiatement accusés de nous enflammer ? Le CQFR du jour présenté par Shaï et Antoine se penche sur une équipe de France peut-être plus talentueuse que toutes ses devancières, avant qu’un innocent débat sur Brooklyn ne se transforme en bourbier.
La meilleure équipe de France de l’histoire ?
Sur le talent pur, nous avons assez peu de doutes : ce groupe est probablement le plus riche jamais aligné par les Bleues. Attention aux mots. Nous ne disons pas encore qu’il s’agit de la plus grande équipe de France, puisque les générations d’Isabelle Fijalkowski ou des Braqueuses ont gagné des titres et construit leur légende.
Mais additionner Gabby Williams, Marine Johannès, Dominique Malonga, Janelle Salaün et toutes les autres donne quelque chose d’assez vertigineux. Certaines sont au sommet de leur carrière, d’autres n’ont pas encore atteint leur plafond. Et Iliana Rupert ou Marine Fauthoux pourraient encore renforcer ce groupe à l’avenir.
Gabby Williams peut-elle devenir la meilleure joueuse de l’histoire des Bleues ? La question n’a rien d’absurde. Son niveau, son influence des deux côtés du terrain et son attachement réel à cette sélection en font déjà une figure à part. Elle est même désormais totalement « fluent » en français. Enfin, elle parle couramment. Voilà, c’est le terme que nous cherchions.
Oui, l’ego peut aussi servir les Bleues
La nouvelle capitaine assume une autre mission : combattre cette fameuse « mentalité française » qui consiste à freiner dès que quelqu’un ose annoncer une ambition. Pour elle, l’ego n’est pas un défaut. Les Bleues peuvent dire qu’elles veulent tout gagner et qu’elles se pensent capables d’être les meilleures.
Nous la rejoignons, avec le bon dosage. Affirmer que la France va forcément battre la Chine, la Belgique puis Team USA serait ridicule. Dire qu’elle peut gagner cette Coupe du monde, après ce qu’elle a montré, constitue simplement une lecture réaliste de la compétition.
On ne peut pas éternellement répéter « attention à ne pas s’enflammer » jusqu’à ne plus savoir ce que l’expression signifie. Si cette équipe possède les armes pour gagner, elle doit y croire. Les médailles d’argent sont magnifiques, mais quand elles s’accumulent, il faut aussi finir par vouloir autre chose.
Nous développons ce débat sur le talent, le palmarès et cette confiance encore trop souvent suspecte en France dans le CQFR complet. Avec toutes les précautions nécessaires pour ne pas nous faire dire que nous avons déjà organisé la parade du titre.
La Chine avant les rêves de grandeur
Avant de penser à Team USA, il faut battre la Chine en quart de finale. Cette sélection paraît moins forte que celle qui avait éliminé la France en 2022, mais sa taille reste problématique, notamment avec Han Xu et la gigantesque Zhang Ziyu sur certaines séquences.
Les Bleues sont favorites et doivent l’assumer. Elles devront surtout profiter de ce match pour élever encore leur intensité avant une éventuelle demi-finale contre la Belgique, qui pourrait représenter leur premier immense test du tournoi.
Dans l’autre partie du tableau, l’Australie arrive cabossée après un match complètement fou contre l’Italie. Privées de plusieurs joueuses importantes, les Opals ont dilapidé 26 points d’avance avant de survivre sur un lay-up italien manqué. Le fameux fighting spirit australien a encore travaillé, mais il commence à coûter cher en énergie.
Les Bleues face à la Chine : l’heure de la revanche a sonné
Shaï s’est mis tout seul dans le bourbier Brooklyn
Nous pensions consacrer quelques minutes aux Nets. Nous avons finalement rempli notre quota jusqu’à Noël.
Shaï défend une hot take aussi audacieuse qu’inattendue : Brooklyn pourrait être virtuellement dans la course au play-in à Noël. Michael Porter Jr et Julius Randle auront des choses à prouver, Jordi Fernandez est un bon coach et l’équipe pourra jouer sans pression. Ambiance playground du dimanche matin, sauf que tout le monde repart avec quelques millions.
Antoine voit surtout l’un des trois effectifs les plus faibles de la ligue. Derrière Porter, Randle et quelques jeunes prometteurs, la profondeur paraît très limitée. Nolan Traoré devra notamment se faire une place au milieu d’une accumulation assez étrange de jeunes meneurs.
Après avoir passé la conférence Est en revue, le pronostic a commencé à prendre l’eau. Mais Shaï s’est accroché : dixièmes à Noël, puis chute libre après les transferts. Les trois supporters des Nets qui nous écoutent sont invités à le soutenir. Rendez-vous en décembre pour ressortir la capsule, ou l’enterrer discrètement.
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