Les Cavaliers doivent choisir : Donovan Mitchell ou Evan Mobley ?

Humiliés par New York en finale de conférence Est, les Cavaliers arrivent à un moment charnière de leur projet sportif.

Les Cavaliers doivent choisir : Donovan Mitchell ou Evan Mobley ?

La violence de l’élimination face aux New York Knicks risque de laisser des traces durables du côté des Cleveland Cavaliers. Balayés 4-0 en finale de conférence Est, les Cavs ont surtout donné l’impression d’une équipe arrivée au bout de quelque chose.

Dans le dernier CQFR, Théo Haumesser et Antoine Pimmel reviennent longuement sur ce sentiment de faillite collective, entre manque de caractère, absence d’ajustements et énorme déception autour du projet construit ces dernières saisons.

« À partir des huit dernières minutes du Game 1, il n’y a aucun moment où j’ai senti que Cleveland était proche de cette équipe de New York », résume Théo.

Cette série pourrait surtout forcer les Cavaliers à se poser une question fondamentale : faut-il continuer à construire autour de Donovan Mitchell pour gagner vite, ou penser davantage au long terme avec Evan Mobley ?

Donovan Mitchell, la fenêtre courte

Pour nos chroniqueurs, une chose reste claire : Donovan Mitchell demeure le meilleur joueur de Cleveland. Le problème, c’est que la fenêtre pour gagner avec lui semble relativement courte.

« Tu as deux ou trois ans où tu peux dire : avec Donovan Mitchell, on a une chance si on trouve un autre joueur vraiment très fort », explique Théo.

Car le souci, c’est que l’effectif actuel paraît trop limité pour espérer atteindre les Finales NBA. James Harden n’a pas apporté l’impact espéré après son arrivée, tandis que plusieurs cadres ont semblé dépassés mentalement face aux Knicks.

Cleveland pourrait donc être tenté d’accélérer encore davantage son projet, notamment en cherchant une superstar confirmée capable d’accompagner Mitchell immédiatement. Le nom de Giannis Antetokounmpo est d’ailleurs évoqué dans le podcast comme l’un des rares scénarios capables de justifier un nouveau pari agressif.

Dans cette logique, Evan Mobley deviendrait potentiellement une monnaie d’échange. « Si tu peux faire le trade Mobley contre Giannis, peut-être que tu le fais », avance Antoine qui rappelle que les rumeurs disent que les Cavs avaient refusé ce trade.

Le raisonnement est brutal, mais cohérent : si l’objectif reste de gagner rapidement, Cleveland doit maximiser les années de prime de Donovan Mitchell.

Evan Mobley, l’autre direction possible

L’autre option serait presque inverse. Accepter que ce projet n’a pas fonctionné comme prévu, arrêter de sacrifier l’avenir et reconstruire progressivement autour d’Evan Mobley.

Le jeune intérieur continue de fasciner défensivement, mais nos chroniqueurs soulignent aussi une limite importante : il ne semble pas encore capable de devenir le numéro un offensif d’une équipe ambitieuse.

« Ce ne sera jamais le numéro 1. Je ne suis pas sûr que ça puisse être ton numéro 2 non plus. Je pense que si c’est ton numéro 3, tu as une très bonne équipe », résume Théo.

Autrement dit, Mobley pourrait devenir une pièce exceptionnelle dans un collectif bien construit, sans forcément être la superstar offensive autour de laquelle on bâtit tout. Un peu à l’image de Chet Holmgren à OKC, pour Antoine.

Mais il possède aussi ce que Cleveland manque aujourd’hui : de la jeunesse, une marge de progression et une timeline beaucoup plus longue.

Dans ce scénario, les Cavaliers pourraient conserver Mitchell à court terme tout en préparant l’avenir autour de Mobley, quitte à récupérer plus tard des jeunes joueurs ou des assets si Donovan Mitchell décidait un jour de partir.

Cleveland n’a plus droit à l’erreur

Le plus inquiétant pour Cleveland reste peut-être le manque de lucidité affiché après l’élimination. James Harden a expliqué penser que les Cavaliers avaient « la meilleure équipe », tandis que Kenny Atkinson a insisté sur le positif de la saison malgré le sweep. Des déclarations qui interrogent fortement.

« Dans ce business, tu ne peux pas te voiler la face. Il faut que tu sois en mode résolution de problème. Si tu ne veux pas reconnaître qu’il y a un problème, tu ne pourras pas le résoudre », affirme Théo.

Et c’est probablement là que commence vraiment l’été des Cavaliers. Parce qu’au-delà des trades, des contrats ou du cas James Harden, Cleveland doit désormais répondre à une question beaucoup plus profonde : quelle direction cette franchise veut-elle réellement prendre ?

Retrouvez l'intégralité de notre CQFR sur Youtube et sur toutes les plateformes de podcasts :

Mobley serait un super numéro 3 dans une équipe bien construite, mais ça va être compliqué d etrouver le #1 et le #2 sans le trader, et en plus il coutera trop cher pour un #3.

Mitchell, on sait qu'il ne va pas lui même porter une équipe au titre. Mais il serait un top lieutenant pour un FP (Giannis?).

Bref s'ils en ont encore l'opportunité réactiver la piste Mobley + picks vs Giannis ? Y aurait d'autres ajustements à faire autour (trouver une porte de sortie à Harden contre un peu plus de depht,, et changer Allen contre un C plus "Giannis compatible"), mais ça me semble un peu être la seule porte de sortie intéressante pour ces Cavs.
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Je fais le pari de Mobley aux Blazers, dans un trade qui enverrait Giannis aux Cavs et Jérami Grant aux Bucks (pour les plus gros joueurs, après il faudra équilibrer ça bien sûr).

Ça aurait du sens pour les Blazers qui auraient un vrai bon joueur pour élever leur plancher et vraiment jouer le top 6.

Les Bucks récupèrent un joueur pas mauvais mais pas trop bon non plus, plus leurs picks 2028 et 2030 et d'autres pièces (Scoot Henderson par exemple)

Les Cavs récupèrent Giannis, all-in pour le titre.

Par contre, avec les restrictions du 2nd apron, il va falloir que les cavs fassent des mouvements avant ça. Et seulement après prolonger Mitchell.
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