Les Knicks avaient commencé par un 12-0. Ils comptaient encore dix points d’avance à 9 minutes 20 de la fin. Et ils ont finalement quitté leur parquet avec une troisième défaite en autant de rencontres. À New York, même les bonnes nouvelles ne tiennent pas jusqu’au buzzer...
Orlando a inscrit 40 points dans le dernier quart-temps, porté par un Franz Wagner qui a choisi le bon moment pour prendre toute la place. L’Allemand a marqué 21 de ses 23 points dans cette période, ajoutant 13 rebonds et 9 passes sur l’ensemble du match. Sans Paolo Banchero, absent plusieurs semaines, le Magic avait besoin de lui. Les Knicks auraient préféré qu’il choisisse une autre soirée.
Ce départ à 0-3 constitue une première pour un champion en titre depuis Dallas en 2011-2012. Les Mavericks avaient alors attendu leur quatrième rencontre pour gagner. Brunson aimerait évidemment que la comparaison s’arrête là.
« Tout repose sur mes épaules. Je dois simplement être un meilleur leader sur cet aspect, faire en sorte que nos gars soient prêts et placés aux bons endroits. Il y a beaucoup d’autres petits détails, mais c’est à moi de mieux organiser les choses, » expliquait le meneur des Knicks.
Le meneur a terminé avec 28 points à 12/28 au tir, dont un petit 1/7 à trois points. Collectivement, ce n’était pas beaucoup plus réjouissant : 9/38 derrière l’arc, soit 23,7 %. New York abordait déjà le match avec la 29e attaque de la ligue en efficacité. Cette sortie ne ressemblait pas vraiment à une opération de redressement.
Brunson avait prévenu que les premières semaines permettraient de prendre la température du groupe.
« Une chose que j’ai dite pendant tout le training camp, et que je continue de dire aujourd’hui, c’est que nous allons découvrir qui nous sommes au cours des premières semaines de la saison. Nous rencontrons donc de l’adversité dès maintenant. Comment allons-nous réagir ? »
Contre Philadelphie, Boston puis Orlando, les Knicks ont retrouvé par séquences le basket qui les avait portés au printemps. Le souci, c’est la durée. Face au Magic, leur départ idéal n’avait déjà plus laissé que quatre points d’avance à la pause.
« Tout le monde peut dire que c’est le début de saison ; nous pouvons nous en servir comme excuse. Quand nous faisons ces séries, nous commençons à ressembler à l’équipe que nous avons été. Nous nous relâchons un peu, donc nous devons continuer à garder le pied sur l’accélérateur. »
Mike Brown a choisi une formulation un peu moins diplomatique.
« Des matches comme celui-ci nous rappellent que notre merde pue. C’est le cas. Et nous sommes les seuls à pouvoir y changer quelque chose. Il n’y a pas d’interrupteur sur lequel appuyer pour aller gagner le match. Personne ne nous donnera quoi que ce soit, donc nous devons être meilleurs sur les petits détails en attendant de retrouver notre adresse. »
Le coach a notamment pointé le repli défensif. Il a sorti Andre Drummond après avoir vu Wendell Carter Jr. le devancer pour un lay-up, pourtant après un panier new-yorkais. En seconde période, Orlando a aussi provoqué 10 pertes de balle et converti 8 de ses 18 tentatives à trois points.
Interrogé sur une éventuelle apathie de son équipe, Brown n’a pas esquivé : « Oui, c’est le cas. » Il observe quelques progrès par séquences, mais attend davantage de netteté et de présence physique des deux côtés du terrain.
Mardi, les Knicks recevront des Pistons toujours invaincus, qui leur avaient déjà posé de sérieux problèmes en saison régulière l’an dernier. Pour se remettre tranquillement en confiance, on a connu plus facile...
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