Les Knicks peuvent souffler. Pas forcément sortir le champagne, mais au moins arrêter de regarder cette colonne des victoires désespérément vide. Les champions en titre ont enfin lancé leur saison au Madison Square Garden, en infligeant aux Pistons leur première défaite.
Et vu le passif récent entre les deux équipes, ce succès fait du bien. La saison dernière, Detroit avait remporté leurs trois confrontations de saison régulière avec 30 points d’écart en moyenne. Autant dire que l’adversaire n’avait rien d’un cadeau pour une équipe en quête de confiance.
Le début de rencontre a d’ailleurs ressemblé à une nouvelle mauvaise soirée, avec 15 points d’avance pour les Pistons. Puis New York a retrouvé de la défense, de l’impact et quelques souvenirs de ses derniers playoffs : 63-25 sur l’ensemble des deuxième et troisième quart-temps. Là, forcément, le match change de tête.
« Nous avons eu davantage de bons passages sur l’ensemble de ce match que lors des trois premiers, et c’est pour cela que nous avons gagné. Notre vigilance et notre niveau d’engagement physique sur leurs shooteurs étaient bien meilleurs que lors du match précédent », a expliqué Mike Brown.
Mikal Bridges a notamment retrouvé la mire avec quatre paniers à trois points, après n’en avoir inscrit aucun sur les trois premières rencontres. Jalen Brunson, lui, a encore souffert au tir : 23 points à 5/18. Mais son agressivité a contribué à faire sortir Ausar Thompson pour six fautes dans le dernier quart-temps, alors que Detroit tentait de revenir.
Devant les images des World Series diffusées dans son vestiaire, le meneur a emprunté au baseball sa recette du moment :
« Continuer à frapper des simples. Atteindre les bases, frapper des simples et se concentrer sur les petites choses jusqu’à ce que nous trouvions notre rythme. »
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Towns a, de son côté, fait dans le nettement moins petit : 27 points et 20 rebonds, soit son quatrième match à au moins 25 points et 20 prises avec les Knicks, le quatorzième de sa carrière.
Cela ne l’a pas empêché de recevoir une mise au point à la pause. Paul Reed, davantage sollicité en l’absence de Jalen Duren blessé, avait posé suffisamment de problèmes pour que Brown intervienne.
« Je lui ai dit la vérité : “KAT, ce gars nous tue au rebond et, quand il en prend un, il remet le ballon dans le panier. S’il reçoit la balle à l’extérieur, défends sur lui.” Et il a fait ces choses-là. Ce changement d’état d’esprit a été important pour nous en deuxième mi-temps. »
Towns a retenu la même leçon :
« Nous avons bien augmenté notre intensité et notre engagement physique. Avant le match, j’avais dit que, pour gagner, nous devions être la meilleure version de nous-mêmes et ne pas nous préoccuper de tout ce qui se passe autour. »
New York a aussi freiné Cade Cunningham, limité à 4/14 au tir après le premier quart-temps. Le meneur avait inscrit 40 points lors de sa précédente visite au Garden. Cette fois, les Knicks ont décidé de moins subir.
« Nos joueurs ont compris : “Je ne peux pas simplement réagir à ce qu’ils font. Je dois leur dicter ce qui va se passer.” Et le faire avec un engagement physique intelligent », a souligné Brown.
Le coach n’allait tout de même pas déclarer la crise définitivement terminée après une soirée réussie.
« Est-ce que c’est réglé ? Non, ce n’est pas réglé. Rien n’est vraiment réglé. Ce soir nous montre que nous en sommes largement capables si nous nous en donnons les moyens, et c’est là-dessus que nous devons continuer à construire. »
Une victoire, donc. Pour le communiqué annonçant que les champions sont de retour, on attendra encore un peu.
