Les Lakers ont-ils vraiment progressé… ou se sont-ils enfermés ?

Les Lakers ont beaucoup recruté... peut-être même un peu trop. Entre paris, doublons et manque de certitudes, la nouvelle rotation soulève autant de questions qu'elle n'apporte de réponses.

Les Lakers ont-ils vraiment progressé… ou se sont-ils enfermés ?

Les Lakers ont été les grands animateurs de l'ouverture de la Free Agency 2026. En l'espace de quelques dizaines de minutes, Rob Pelinka a bouclé les arrivées de Walker Kessler, Quentin Grimes, Sandro Mamukelashvili et Collin Sexton. Sur le papier, difficile de ne pas apprécier les profils recrutés : un protecteur de cercle, un ailier 3&D, un intérieur polyvalent et un scoreur capable d'apporter de l'énergie en sortie de banc.

Mais derrière cette impression de travail bien fait se cache une autre réalité. Les Lakers ont sacrifié leurs deux derniers premiers tours de Draft disponibles, ajouté deux swaps, distribué des contrats conséquents et n'ont désormais quasiment plus aucune marge de manœuvre pour améliorer leur effectif. Tout cela pour une équipe qui, malgré ces ajouts, ne paraît pas avoir changé de dimension.

Enfin un pivot pour Luka Doncic

Le dossier Walker Kessler était devenu prioritaire après le départ de LeBron James. Luka Doncic réclamait un véritable intérieur capable de protéger le cercle et de finir près du panier, et Kessler correspond presque parfaitement à cette description.

À 25 ans, il apporte du rebond, du contre et un profil de rim runner qui devrait parfaitement fonctionner aux côtés du meneur slovène. Sur le plan purement basket, c'est probablement la meilleure recrue de l'été des Lakers. Reste une question : fallait-il payer aussi cher ?

Deux premiers tours non protégés (2031 et 2033), deux swaps et un contrat de 130 millions de dollars sur quatre ans représentent un investissement colossal pour un joueur qui n'a jamais disputé une saison complète comme titulaire incontestable et dont le Jazz s'est parfois volontairement privé (tanking oblige...).

Des signatures cohérentes...

Autour de Kessler, les Lakers ont ajouté trois joueurs qui répondent à de vrais besoins. Quentin Grimes apporte du tir extérieur, de la défense et un profil idéal de complément autour de Luka Doncic.

Sandro Mamukelashvili offre une rotation intelligente sur les postes intérieurs grâce à sa capacité à passer, écarter le jeu et jouer sans ballon. Collin Sexton, enfin, doit donner du punch offensif à une deuxième unité qui en manquait cruellement.

Pris individuellement, difficile de critiquer ces signatures. Les profils sont complémentaires et renforcent l'effectif.

BS Free Agency Tracker : tous les trades et signatures

... mais aucun ne change réellement la hiérarchie

C'est pourtant là que le doute apparaît. Les Lakers semblent avoir remplacé des joueurs utiles (LeBron, Hachimura, Smart et Kennard) par... d'autres bons joueurs. Ils disposent désormais d'une rotation plus profonde, mais pas forcément d'un cinq majeur capable de rivaliser avec les véritables favoris de l'Ouest.

Le constat est simple : Austin Reaves devra toujours assumer un rôle de numéro deux offensif. Walker Kessler sera immédiatement attendu comme un pivot titulaire d'élite. Quentin Grimes devra probablement produire davantage que ce qu'on lui demande habituellement dans une équipe candidate au titre.

Autrement dit, plusieurs joueurs vont devoir évoluer un demi-cran, voire un cran au-dessus de ce qu'ils ont montré jusqu'ici pour que le projet fonctionne. En sont-ils vraiment capables ?

Le vrai problème s'appelle la flexibilité

L'autre conséquence de cette intersaison est beaucoup plus inquiétante. Les Lakers n'ont pratiquement plus d'atouts. Plus de premiers tours disponibles. Plus de swaps. Très peu de marge salariale.

Autrement dit, cette équipe est probablement celle avec laquelle Luka Doncic devra vivre pendant plusieurs saisons. Si elle atteint rapidement ses limites, Los Angeles aura beaucoup de mal à corriger le tir.

Au final, les Lakers ont probablement réussi chacune de leurs opérations prises séparément. Kessler est un excellent fit. Grimes est une belle signature. Mamukelashvili et Sexton apportent de la profondeur.

Le problème est que l'ensemble ne semble pas suffisant pour changer le statut de la franchise. Les Lakers devraient rester une équipe capable de gagner une série de playoffs, mais difficile aujourd'hui de les placer au niveau du Thunder ou des Spurs dans la hiérarchie de l'Ouest.

Et c'est peut-être là tout le paradoxe de cet été : Los Angeles a dépensé comme un prétendant au titre... pour construire une équipe qui ressemble encore beaucoup à celle d'hier.

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Ils se sont complètement enfermé. Ils ont monté une équipe qui ne ressemble pas un contender et n'ont plus vraiment de marge de manoeuvre à moyen terme. Les meilleures années de Doncic, ce sera éventuellement un exploit pour atteindre le deuxième tour, voir la finale de conf si ça se goupille bien.

Après, l'histoire récente a montré qu'une équipe mal barrée peut hériter d'un cadeau inespéré, on sait jamais
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