Malgré une saison offensive exceptionnelle, voire dingue récemment, Luka Doncic recule dans certaines discussions autour du MVP. Il n’est que quatrième dans le dernier NBA MVP Ladder. Une tendance que Chris Mannix, journaliste à Sports Illustrated et votant officiel, explique par un point précis : sa défense.
« L’un des pires défenseurs de la ligue »
Alors que le joueur des Los Angeles Lakers tourne à des standards élites cette saison, sa sortie du top 3 des favoris a surpris. Chris Mannix a apporté un éclairage très clair sur cette décision dans le podcast Open Floor.
« J’ai Luka Doncic dans mon deuxième "tier". Je sais qu’il va y avoir des critiques, il a été exceptionnel offensivement, mais je n’arrive pas à passer outre ses chiffres défensifs. »
Le journaliste insiste sur l’impact direct de cet aspect du jeu dans son évaluation.
« Les statistiques défensives sont mauvaises. Luka a un defensive rating individuel de 115,6 cette saison. Cela le place 119e sur 180 joueurs avec au moins 25 titularisations. Donc, selon n’importe quelle statistique mesurable, il est l’un des pires défenseurs de la ligue. »
Une concurrence trop serrée pour ignorer ce facteur
Dans une course au MVP très disputée, Chris Mannix explique que ce déséquilibre entre attaque et défense pèse lourd.
« Quand la concurrence est aussi serrée, je dois en tenir compte. Je dois inclure ce que vous apportez défensivement. C’est la meilleure arme offensive de la ligue, mais défensivement, il est en difficulté. »
Le votant va même plus loin en excluant Luka Doncic de son top 4 actuel.
« Mon premier "tier", c’est Shai Gilgeous-Alexander, Victor Wembanyama, Nikola Jokic et Jaylen Brown. Ce sont les quatre joueurs pour lesquels je pense voter pour le MVP. »
Une saison offensive pourtant historique
Cette prise de position contraste avec les performances de Luka Doncic, qui domine la ligue au scoring avec 33,7 points de moyenne, accompagnés de 8,2 passes et 7,8 rebonds sur 62 matches.
Dans le même temps, les Los Angeles Lakers occupent la troisième place de la conférence Ouest avec un bilan de 48 victoires pour 26 défaites.
Malgré ces résultats, le débat autour de sa défense pourrait peser lourd dans une course au MVP plus ouverte que jamais. Visiblement, Victor Wembanyama a bien joué le coup stratégiquement en recentrant le débat sur la défense.
