Marina Mabrey, une joueuse pas comme les autres

Marina Mabrey a fait sensation la semaine dernière en devenant la meilleure marqueuse sur un match dans l'histoire de la WNBA, à égalité avec A'ja Wilson et Liz Cambage, en inscrivant 53 points. Depuis son arrivée à Toronto, la joueuse de 29 ans réalise tout simplement la meilleure saison de sa carrière. Retour sur son […]

Marina Mabrey, une joueuse pas comme les autres

Marina Mabrey a fait sensation la semaine dernière en devenant la meilleure marqueuse sur un match dans l'histoire de la WNBA, à égalité avec A'ja Wilson et Liz Cambage, en inscrivant 53 points. Depuis son arrivée à Toronto, la joueuse de 29 ans réalise tout simplement la meilleure saison de sa carrière. Retour sur son parcours.

Le basket n'est pas une passion tombée du ciel, mais une histoire de famille chez Marina Mabrey, qui a grandi dans le New Jersey. Elle tombe amoureuse de ce sport grâce à son grand frère Roy et à ses grandes sœurs Michaela et Dara, tous passés par le basket.

Notre Dame dans le sang

Du chemin, ils en ont fait, tout en restant fidèles au basket. Les deux sœurs de Marina ont joué pour l'université de Notre Dame, programme où elle passera elle aussi quatre années. Son frère Roy a joué professionnellement à l'étranger et son plus jeune frère évolue aujourd'hui à l'université.

Repérée par Niele Ivey, alors coach en charge de l'équipe féminine des Fighting Irish, l'arrière rejoint le programme dans l'optique d'y trouver du succès et de progresser un maximum avant d'espérer rejoindre un jour la WNBA.

Là-bas, elle atteint trois Final Four et dispute trois finales NCAA, dont celle remportée en 2018. Avec le titre de championne dans la poche, l'Américaine quitte Notre Dame un an plus tard en terminant meilleure marqueuse à trois points de l'histoire de l'université.

Avec des moyennes de 13,1 points (47,4 % FG), 3,2 rebonds, 3,4 passes, 1,6 interception et 0,4 contre en 28 minutes durant sa carrière universitaire, elle finira par être sélectionnée à la 19e position de la Draft 2019 par les Los Angeles Sparks, un rêve devenu réalité.

Ses débuts en WNBA

Comme pour beaucoup de rookies draftées hors du top 10, ses débuts sont timides. Il faut arriver à faire sa place, à s'intégrer au monde professionnel et aux exigences que ce dernier impose. L'arrière a très peu de temps de jeu et ne joue quasiment pas en playoffs. Avant que la saison suivante ne démarre, elle est transférée par les Sparks à Dallas. Un changement qui lui conviendra puisqu'au Texas, elle retrouvera du temps de jeu.

Pendant son passage à Dallas, Marina part également jouer en Italie durant l'intersaison pour prendre de l'expérience et gagner du rythme. Son passage à Schio en 2023 sera un vrai succès. Elle termine championne du championnat italien, championne de la Coupe d'Italie et sera nommée dans la All-EuroLeague Second Team.

Jamais vraiment considérée comme une joueuse de franchise ou comme un facteur X, elle ne restera pas longtemps installée dans une équipe. En 2023, après trois saisons avec les Wings, elle s'envole en direction de Chicago.

Dans l'Illinois, Marina va s'épanouir. Titulaire indiscutable, elle tourne durant ses deux saisons au Sky à 14,6 points (41,2 % FG), 4,2 rebonds, 4 passes et 0,7 interception en 31,2 minutes de moyenne par match.

Son passage à Chicago lui permet de franchir un cap, mais il ne dure qu'une saison et demie. En 2024, elle est de nouveau échangée, cette fois au Connecticut Sun.

Elle quitte le Sky avec le record du nombre de tirs à trois points inscrits par une joueuse de la franchise sur une saison, ainsi qu'un ancien record en carrière à 36 points.

Au Sun, elle aura un rôle majeur, bien que son temps de jeu diminue. Elle ne restera finalement qu'une seule année.

Le tournant

Ces deux dernières années, Marina a décidé de ne plus quitter son pays pour jouer hors saison. Elle signe avec Unrivaled. C'est lors de sa deuxième saison dans cette ligue de 3x3 qu'elle va se révéler aux yeux du grand public américain et passer dans une autre dimension.

Avec les Lunar Owls, elle prend une énorme confiance et devient la meilleure joueuse de son équipe. Patronne du secteur offensif, elle détient le record de la ligue pour le plus grand nombre de points inscrits en un match : 47 points à 18/28 au tir.

L'Américaine a tourné en moyenne à 25,3 points par match (43,4 % FG), 3,7 tirs à trois points, 6,7 rebonds, 4,7 passes et 0,9 interception.

Mais Marina Mabrey n'est pas arrivée là par hasard. Elle s'est acharnée au travail et a bossé d'arrache-pied pour démarrer la saison WNBA 2026 de la meilleure des manières.

Toronto, la renaissance

Et ça a été bénéfique. Puisque c’est cette année, à Toronto, que Marina a changé de statut. Sélectionnée à la draft d'expansion par la nouvelle franchise canadienne, elle vit probablement la meilleure saison de sa carrière. Pièce principale du projet du Tempo, elle survole tout : meilleur score en carrière avec 53 points, record du plus grand nombre de points en un match de l'histoire de la WNBA à égalité avec A'ja Wilson et Liz Cambage, record du plus grand nombre de tirs à trois points en un match à égalité avec 9.

Cette saison, elle tourne à 21,2 points (40,7 % FG), 3,5 rebonds, 3,6 passes, 1,1 interception et 0,4 contre en 28,7 minutes de moyenne.

À 29 ans, Marina Mabrey semble enfin avoir trouvé le contexte idéal pour exprimer tout son potentiel. Si elle poursuit sur ce rythme, une première sélection au All-Star Game paraît plus que jamais à sa portée.