Mike D’Antoni est entré au Hall Of Fame en même temps que son ancien joueur Amar’e Stoudemire, que Doc Rivers et d’autres figures marquantes du basket hier. Les deux premiers se sont notamment côtoyés aux Phoenix Suns (puis aux New York Knicks) où ils ont été avec Steve Nash les piliers d’une équipe révolutionnaire. Le coach avait joué la carte de l’attaque à fond en incitant ses hommes à multiplier les tirs extérieurs tout en poussant le tempo. Il a évidemment évoqué ce groupe spécial dans son discours en reconnaissant que, s’il pouvait aujourd’hui rejoindre le panthéon de la balle orange, c’était d’abord grâce à eux. Dans une interview relayée sur ESPN, il est également revenu sur les limites des Suns de l’époque en expliquant ce qu’il aurait pu faire différemment.
« Le plus grand regret de ma carrière de coach, c’est de ne pas avoir poussé l’idée jusqu’au bout. Quand vous êtes les premiers à instaurer un style de jeu, vous essuyez des critiques… ça vous fait hésiter. On n’est pas allé aussi loin dans le jeu que ce que l’on aurait pu le faire. Parce qu’on ne savait pas. On prenait 30 tirs à trois-points et on se demandait si c’était trop. On n’a pas maximisé. »
Mike D’Antoni est aussi conscient que ses Suns ont contribué à l’évolution du jeu, même s’il reconnaît humblement que d’autres facteurs expliquent aussi ce changement. Ce que Phoenix faisait au début des années 2000 est désormais banal. Une équipe qui jouerait au même rythme en 2026 serait considérée comme lente.
