Mike D’Antoni donne son plus grand regret concernant une équipe de légende

Coach des « Seven seconds or less » Suns, Mike D’Antoni pense qu’il aurait dû aller encore plus loin dans le projet de jeu à Phoenix.

Mike D’Antoni donne son plus grand regret concernant une équipe de légende

Mike D’Antoni est entré au Hall Of Fame en même temps que son ancien joueur Amar’e Stoudemire, que Doc Rivers et d’autres figures marquantes du basket hier. Les deux premiers se sont notamment côtoyés aux Phoenix Suns (puis aux New York Knicks) où ils ont été avec Steve Nash les piliers d’une équipe révolutionnaire.

Le coach avait joué la carte de l’attaque à fond en incitant ses hommes à multiplier les tirs extérieurs tout en poussant le tempo. Il a évidemment évoqué ce groupe spécial dans son discours en reconnaissant que, s’il pouvait aujourd’hui rejoindre le panthéon de la balle orange, c’était d’abord grâce à eux. Dans une interview relayée sur ESPN, il est également revenu sur les limites des Suns de l’époque en expliquant ce qu’il aurait pu faire différemment.

« Le plus grand regret de ma carrière de coach, c’est de ne pas avoir poussé l’idée jusqu’au bout. Quand vous êtes les premiers à instaurer un style de jeu, vous essuyez des critiques… ça vous fait hésiter. On n’est pas allé aussi loin dans le jeu que ce que l’on aurait pu le faire. Parce qu’on ne savait pas. On prenait 30 tirs à trois-points et on se demandait si c’était trop. On n’a pas maximisé. »

Lors de la saison 2005-2006, les Suns avaient tenté 25,6 tirs à trois points par rencontre. Un volume alors presque inédit, mais qui paraîtrait extrêmement faible dans la NBA moderne. Cette saison-là, Phoenix se classait premier de la ligue dans ce domaine. Vingt ans plus tard, cette moyenne placerait l’équipe très loin derrière toutes les franchises NBA.

D’Antoni estime également qu’il aurait dû encourager Steve Nash à rechercher beaucoup plus souvent son propre tir. Le double MVP possédait une efficacité exceptionnelle, mais conservait la mentalité d’un meneur traditionnel, principalement chargé d’organiser le jeu et de mettre ses partenaires en valeur.

« Sans le moindre doute, j’ai mal géré ça. Nash était un puriste. Steve était un meneur Hall of Famer. Il était incroyablement fort. Je pense simplement qu’au lieu de tourner à 15 ou 16 points, il aurait pu en marquer 30 avec nous. Il était excellent offensivement et je ne pense pas que ça aurait déséquilibré l’équipe », avait expliqué le coach.

Mike D’Antoni est aussi conscient que ses Suns ont contribué à l’évolution du jeu, même s’il reconnaît humblement que d’autres facteurs expliquent aussi ce changement. Ce que Phoenix faisait au début des années 2000 est désormais banal. Une équipe qui jouerait au même rythme en 2026 serait considérée comme lente.

« C’est évidemment un peu exagéré. Je pense que nous avons eu une influence. Le basket évolue constamment, donc cela aurait fini par arriver. Ensuite, Steve Kerr, Stephen Curry et les autres ont repris cela et validé ce que nous avions essayé de faire à Phoenix. Ils ont joué de la manière dont nous jouions, sauf que nous l’avions fait sans les données statistiques dont ils disposent aujourd’hui », a-t-il confié.

Les Suns ne sont jamais parvenus à atteindre les Finales NBA malgré deux finales de conférence disputées sous les ordres de D’Antoni. Ils sont toutefois devenus l’une des équipes les plus influentes de leur époque.

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