Darko Rajakovic n’a jamais caché l’importance qu’il accorde à Scottie Barnes. Le head coach des Toronto Raptors vient pourtant de placer son franchise player (en attendant le retour officiel de Kawhi Leonard) encore un peu plus haut, avec une comparaison particulièrement flatteuse lors de sa participation à une émission en Serbie.
« Il n’y a pas de Phil Jackson sans Michael Jordan. Mon Michael Jordan, c’est Scottie Barnes », a lancé Rajakovic dans le podcast Alesto, présenté par Aca Stojanovic. Une formule forte, qui illustre surtout le rôle central occupé par Barnes dans le projet des Raptors. Pour Rajakovic, un coach ne peut pas connaître le succès sans disposer de joueurs capables de porter sa vision sur le terrain. Et le jeune All-Star correspond parfaitement à ce qu’il souhaite mettre en place à Toronto.
Scottie Barnes, le grand oublié du meilleur cinq défensif ?
« C’est une personne fantastique, un jeune homme avec un grand cœur. Un gros travailleur », a poursuivi le coach serbe, qui ne tarit pas d’éloges sur son joueur. Rajakovic apprécie notamment la manière dont Barnes comprend le jeu. Le coach estime que son franchise player « voit et joue le basket de la manière dont il le conçoit lui-même ». Une connexion particulièrement précieuse pour un entraîneur qui entame sa quatrième saison à la tête des Raptors.
« Un des joueurs les plus rares de NBA »
Le plus impressionnant dans le discours de Rajakovic reste peut-être la suite. Le technicien explique être « très reconnaissant » de pouvoir entraîner un joueur comme Barnes, qu’il considère comme « l’un des joueurs les plus rares de toute la NBA ». Pourquoi ? Parce que le Canadien ne se contente pas d’être le joueur offensif principal de Toronto. Sa volonté de défendre et de contribuer dans tous les secteurs du jeu correspond exactement à ce que son coach recherche.
« C’est un franchise player qui veut que sa priorité soit la défense, et ça rend mon travail beaucoup plus facile », a expliqué Rajakovic. Les performances de Barnes donnent évidemment du poids à ces déclarations. La saison dernière, l’ailier a compilé 18,1 points, 7,5 rebonds, 5,9 passes, 1,4 interception et 1,5 contre de moyenne en 80 matchs. Il est surtout devenu le seul joueur de NBA à cumuler au moins 100 interceptions et 100 contres sur la saison, tout en décrochant sa première sélection dans la All-Defensive Team.
En playoffs, Barnes a encore haussé le ton. Face aux Cavaliers, il a tourné à 24,1 points, 6,1 rebonds et 8,6 passes de moyenne sur les sept rencontres de la série. Rajakovic avait déjà annoncé la couleur en 2024, lorsqu'il avait défendu Barnes avec virulence après une défaite contre les Lakers, allant jusqu'à prédire qu'il deviendrait « le visage de cette ligue ». Deux ans plus tard, son discours n’a visiblement pas changé.
