Victor Wembanyama est déjà l’un des tout meilleurs protecteurs de cercle de la NBA, si ce n’est le meilleur. Mais selon Nicolas Batum, cette domination pourrait paradoxalement l’empêcher de battre le record all-time de contres.
« Les joueurs auront trop peur de tirer face à lui »
Interrogé sur le potentiel de Victor Wembanyama à aller chercher le record historique, Nicolas Batum a relayé une réflexion attribuée à Joel Embiid, formulée dès la saison rookie du Français.
« Quelqu’un m’a dit ça quand il était rookie, je crois que c’était Embiid : il ne battra pas le record de contres parce que les joueurs auront trop peur de tirer face à lui », a expliqué Nicolas Batum dans le podcast The Youngman and the Three.
L’idée est simple : plus Wembanyama impose sa dissuasion, moins les adversaires tenteront leur chance près du cercle, réduisant mécaniquement ses opportunités de contres.
Un paradoxe pour un protecteur de cercle d’élite
Avec environ 3,1 contres de moyenne cette saison, Victor Wembanyama confirme son impact défensif au plus haut niveau. Son poursuivant direct cette saison, Chet Holmgren « n’est qu’à » 1,8 ctres. Sur le début de sa carrière, le Français tourne même à environ 3,5 contres par match, des standards historiquement élevés.
Mais cette domination pourrait jouer contre lui dans la quête du record détenu par Hakeem Olajuwon, qui totalise 3 830 contres en carrière.
Sur la durée, accumuler un tel total nécessite à la fois une longévité exceptionnelle et un volume constant d’occasions défensives. Ce deuxième facteur pourrait être limité par la dissuasion exercée par Wembanyama.
Une domination qui change le comportement des attaques
Plus qu’un simple contreur, Victor Wembanyama modifie déjà les décisions offensives adverses. Sa présence dans la raquette influence les choix de tirs, oblige à contourner le cercle ou à accélérer les décisions.
Dans ce contexte, son impact dépasse largement les statistiques brutes, même si celles-ci restent impressionnantes.
Et c’est précisément ce qui rend le paradoxe soulevé par Nicolas Batum : être trop dominant pour continuer à empiler les contres.
Victor Wembanyama dément une idée reçue sur la défense en NBA
