Avant la reprise, on vous propose différents scénarios plus ou moins crédibles pour la saison NBA 2026-2027, avec à chaque fois un champion NBA différent. Aujourd'hui, les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama.
Ils étaient déjà tout près. Après 62 victoires, un Game 7 gagné contre Oklahoma City en finale de conférence et une première expérience des Finales face aux Knicks, les Spurs abordent la saison 2026-27 avec une idée assez simple : ils ont désormais le niveau pour aller au bout. L’effectif n’a pas besoin d’être bouleversé. La marge de progression est déjà dans le groupe, avec plusieurs joueurs majeurs qui entrent encore dans les premières années de leur carrière. Et au centre de tout ça, évidemment, il y a Victor Wembanyama, qui revient encore plus fort.
La saison en quelques événements
- Wembanyama devient officiellement le meilleur joueur de NBA. Il termine autour de 29 points, 12 rebonds, 5 passes et 3,5 contres par match, mène San Antonio à 65 victoires et décroche son premier MVP. Il conserve également son trophée de Defensive Player of the Year.
- Après avoir passé des mois à pousser l’idée publiquement, Victor finit par convaincre la NBA de lancer un tournoi de 1vs1 pour booster le All-Star Game. Le tableau promet notamment un duel très attendu avec Chet Holmgren au deuxième tour, mais le joueur du Thunder déclare forfait quelques heures avant le match pour cause de
crise d'angoisseleft hamstring tightness. Le Français poursuit sa route jusqu’en finale, où il retrouve Anthony Edwards. Le duel tient toutes ses promesses et Ant finit par s’imposer de justesse, avant de passer le reste du week-end à rappeler à tout le monde qu’il est désormais « le meilleur joueur de 1-vs-1 de tous les temps ». - Dylan Harper force progressivement la main de Mitch Johnson. Il commence encore la saison comme sixième homme, mais son impact devient trop important pour le laisser sur le banc. San Antonio finit par le titulariser aux côtés de Stephon Castle. Il termine sa deuxième saison autour de 18 points, 6 passes et 5 rebonds et change doucement la hiérarchie du backcourt.
- De’Aaron Fox doit s’adapter. C’est évidemment l’un des feuilletons de la saison. Chaque fois qu’une caméra le montre assis sur le banc après un remplacement, la séquence tourne immédiatement sur les réseaux, accompagnée de théories sur son humeur, son avenir et probablement son signe astrologique. Dans les faits, Fox continue de jouer près de 30 minutes, termine souvent les matches et devient une arme redoutable lorsque Wembanyama souffle. San Antonio se retrouve régulièrement avec un meneur All-Star face aux seconds units adverses, ce qui n’est pas exactement une mauvaise option.
- Les Spurs perdent la NBA Cup face à Cleveland. Donovan Mitchell leur en met une quarantaine, Evan Mobley réussit l’un des rares matches de la saison où Wembanyama paraît presque normal et James Harden distribue les passes. Sur le coup, ce n’est qu’une déception. Quelques mois plus tard, cette finale prend une autre dimension.
La déclaration de Wembanyama qui va ravir les Spurs
Les playoffs
Au premier tour, San Antonio élimine Portland, privé de Ja Morant — suspendu pour 30 matches pour avoir créé son propre gang afin de concurrencer les Bloods et les Crips — en cinq matches. Minnesota arrive en demi de conf' avec Anthony Edwards en confiance après le tournoi de 1vs1, mais entre la force collective des Spurs et les difficultés de LaMelo Ball à régler la mire pour sa première vraie campagne de playoffs, San Antonio franchit encore l'obstacle. Spurs 4, Wolves 2.
En finale de conférence, impossible d’échapper à Oklahoma City. Un an après leur Game 7, Wembanyama et Shai Gilgeous-Alexander se retrouvent. Le Thunder prend l’un des deux premiers matches au Texas et rappelle rapidement pourquoi il reste l’un des grands rivaux de San Antonio à l’Ouest. Puis Harper sort son premier énorme match de playoffs : 26 points dans un Game 3 gagné à Oklahoma City. Castle passe la série à poursuivre les guards du Thunder et Wembanyama finit par sortir une performance hors norme pour conclure, autour de 38 points, 16 rebonds et 7 contres. Spurs 4, Thunder 2. Deuxième qualification consécutive pour les Finales NBA.
Spurs-Cavaliers : la revanche de décembre
Cleveland a enfin transformé plusieurs excellentes saisons régulières en véritable campagne de playoffs. Donovan Mitchell atteint les premières Finales NBA de sa carrière, Evan Mobley arrive à maturité et James Harden a trouvé le bon équilibre entre playmaking et refus d'honorer son abonnement aux gentlemen's clubs entre deux matches de playoffs. Les Cavs ont éliminé New York — avec ou sans analytics, cette fois — avant de survivre à une finale de conférence en sept matches.
La série devient rapidement passionnante. Mobley est probablement l’un des meilleurs joueurs possibles pour compliquer la vie de Wembanyama, Mitchell réussit ses cartons habituels et Cleveland prend même l’avantage 2-1 après trois rencontres. Le Game 4 devient celui de Dylan Harper : 33 points, dont plusieurs paniers difficiles dans le quatrième quart-temps. 2-2.
Dans le Game 5, Wembanyama sort le match qui fait basculer la série : une quarantaine de points, près de 20 rebonds, cinq ou six contres. San Antonio reprend l’avantage. Le dernier match offre ensuite une petite ironie parfaite. Le héros n’est pas Wemby, mais De’Aaron Fox. Celui dont on a passé plusieurs mois à discuter du statut inscrit une vingtaine de points en sortie de banc et rentre le tir qui donne définitivement de l’air aux Spurs dans les deux dernières minutes. Quelques secondes après, une caméra montre Harper célébrer le panier comme s’il venait lui-même de le marquer. Toute la « polémique » Fox-Harper de la saison tient soudain assez mal debout. San Antonio s’impose. Spurs 4, Cavaliers 2.
Le bilan
Victor Wembanyama termine la saison avec le MVP, le DPOY et le MVP des Finales à seulement 23 ans. Les Spurs remportent le sixième titre de leur histoire. Harper s’est installé dans le cinq, Castle est devenu l’un des meilleurs défenseurs extérieurs de NBA, Fox vient de gagner une bague en acceptant un rôle différent de celui qu’il imaginait probablement en arrivant à San Antonio et Mitch Johnson est champion NBA.
Le détail le plus inquiétant pour le reste de la ligue reste l’âge des principaux intéressés : Wembanyama a 23 ans, Castle 22 et Harper 21.
Au milieu des confettis, Gregg Popovich débarque alors sur le parquet avec sa canne et une bouteille de Romanée-Conti 1999. Il sert quelques verres directement sur le terrain pendant que la NBA essaie vaguement de comprendre si son règlement prévoit ce cas de figure.

Réécrivez-le avec une revanche vs NY.