Scottie Barnes à trois points, un cauchemar en préparation ?

Scottie Barnes a planté quatre de ses cinq tirs à trois points contre les Knicks. On ne va pas transformer un match de présaison en révolution, mais la perspective mérite qu’on s’y attarde. Parce qu’ajouter une adresse extérieure fiable à un joueur déjà aussi complet, ça commence à faire beaucoup pour les autres.

Scottie Barnes à trois points, un cauchemar en préparation ?

On pourrait regarder le résultat, constater que Toronto a perdu 122-120 à New York et passer à la suite. Sauf que ce match nous a donné quelques raisons supplémentaires de croire aux Raptors. Et une, surtout, de nous demander jusqu’où Scottie Barnes peut les emmener.

23 points, 3 rebonds, 4 passes, 4 contres et un 4/5 à trois points. Il y a de quoi s’arrêter sur plusieurs colonnes. Mais celle qui nous intéresse particulièrement, c’est évidemment la dernière. Pas parce qu’on imagine Barnes tourner à 80 % derrière la ligne toute la saison. Simplement parce qu’un tir extérieur qui devient stable changerait encore notre regard sur lui. Et sur le plafond de Toronto.

Il faut reconnaître qu’on n’a pas toujours été aussi emballés. Barnes avait déjà beaucoup de qualités, une panoplie large, cette capacité à faire un peu de tout. On lui reconnaissait volontiers cette variété, sans forcément sortir de chaque match convaincus d’avoir vu un joueur aussi fort que son potentiel le suggérait. Par moments, l’ensemble restait trop moyen pour nous faire basculer complètement.

La saison dernière a changé quelque chose. Défensivement, on l’a trouvé extraordinaire. Dans un monde sans Victor Wembanyama, il aurait une place très, très haute dans nos discussions sur les meilleurs défenseurs de la ligue. Et ce qu’il a montré contre les Knicks rappelle pourquoi.

Il y a notamment cette séquence face à Karl-Anthony Towns au poste. Barnes tient le duel, puis vient le cueillir au moment du tir. Ce n’est pas seulement une jolie ligne à quatre contres à la fin de la soirée. C’est une action qui montre ce qu’il peut apporter contre un adversaire de ce calibre. Et derrière cette défense, il y a déjà tout le reste : du scoring, de la création, des passes. On parle peut-être déjà de l’un des joueurs les plus complets de NBA.

Voilà pourquoi son adresse nous fait lever un sourcil. Le tir à trois points viendrait compléter un ensemble déjà particulièrement riche. S’il progresse durablement dans ce domaine, Barnes peut encore passer un cap. Et si Toronto veut vraiment afficher de grosses ambitions, c’est précisément ce dont l’équipe a besoin.

Évidemment, le mot important reste durablement. Un 4/5 en présaison ne règle pas la question. On ne s’attend pas à retrouver cette réussite tous les soirs, et ce match ne suffit pas à annoncer qu’il a définitivement changé de catégorie. Ce qui nous intéresse, c’est la possibilité d’une stabilité. Le potentiel devient assez flippant quand on commence à l’imaginer avec cette qualité supplémentaire.

D’autant que Barnes évolue dans un effectif qu’on trouve cohérent. Les Raptors ont montré de belles choses défensivement et ont répondu à des Knicks autrement plus convaincants que lors de leurs précédentes sorties. Ce match avait davantage un parfum de saison régulière que de répétition tranquille. Toronto l’a perdu, mais n’a pas donné l’impression d’être à côté du sujet.

Notre envie de croire à un beau parcours des Raptors sort donc renforcée de cette soirée. Barnes nous avait déjà convaincus par sa défense. S’il nous oblige maintenant à revoir aussi nos attentes sur son tir, on ne va pas se plaindre. Les équipes d’en face auront peut-être un autre avis.

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