Stephen Curry fait péter le champagne contre des Cavs humiliés

Les Golden State Warriors ont tout simplement anéanti le projet de jeu des Cleveland Cavaliers, avec un Stephen Curry (38 points) qui a joint les actes à la paroles.

Stephen Curry fait péter le champagne contre des Cavs humiliés

Cleveland Cavaliers 98-132 Golden State Warriors

Voilà deux fois que l'on nous vend cette affiche entre les Cavs et les Warriors comme une finale avant l'heure et un match à l'issue incertaine. Et pour la deuxième fois, Golden State a montré qu'il y avait encore une classe d'écart entre les deux franchises. Après une première victoire plutôt tranquille en fin d'année dernière, les joueurs de Steve Kerr ont cette fois fait passer un message très clair à LeBron James et ses partenaires : vous n'êtes pas de notre trempe. Sur leur parquet de la Q Arena, les Cavs ont pris une volée monumentale et compté jusqu'à 43 points de retard sous les coups d'un Stephen Curry complètement injouable. Taxé d'arrogance par quelques médias locaux et par les fans de Cleveland après sa sortie sur l'odeur de champagne qu'il espérait retrouver dans le vestiaire des Cavs, le MVP 2015 (et 2016, sauf cataclysme) a prouvé qu'il pouvait parfaitement assurer après avoir parlé. En 28 petites minutes passées sur le terrain, Curry a inscrit 35 points (12/18), shooté à 7/12 à 3 points, délivré 4 passes, pris 3 rebonds et intercepté 3 ballons. Du vite fait bien fait comme personne ou presque n'est capable de le faire dans la ligue et dans un match de ce niveau. Evidemment, le meneur All-Star n'a pas joué seul et les coups de main de Draymond Green, toujours hyperactif (16 points, 10 passes, 7 rebonds), ou du "LeBron-stopper" Andre Iguodala (20 points et une défense encore suffisamment intense sur LeBron pour 'l'empêcher de manoeuvrer comme il l'entendait) n'ont pas fait de mal dans l'entreprise de destruction menée à bien par les Californiens. Tactiquement, les Cavs n'ont absolument rien pu mettre en place pour contrarier leurs visiteurs. Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs paru très en difficulté et pas des moindres. Désastreux sur les pick and rolls, Kevin Love a plus été un handicap qu'autre chose et l'hypothèse soulevée par Zach Lowe de n'en faire qu'un role player sur une quinzaine de minutes pendant d'éventuelles Finales parait aujourd'hui l'option la moins pénalisante. On n'accablera pas Kyrie Irving, forcément dépassé en défense contre un tel adversaire et aussi peu de temps après son retour, mais "Uncle Drew" s'est lui aussi parfois demandé ce qu'il faisait là. Quant à JR Smith, il a trouvé le moyen d'arriver au stade une heure avant le coup d'envoi (contre 2 ou 3 heures en temps normal) et de se faire éjecter (sévèrement) de la rencontre, pour un tampon bien lourd sur Harrison Barnes, même si on peut affirmer que son "CV" en matière de dirty play a pesé dans la décision des officiels. On souhaite désormais bien du courage à David Blatt pour gérer psychologiquement cette terrible défaillance en cas de retrouvailles toujours très plausibles dans quelques mois pour l'attribution du trophée Larry O'Brien. A l'heure actuelle, on ne voit pas bien comment l'issue pourrait être différente. Si on devait résumer ce match en une image...