Ce fut beaucoup, beaucoup plus compliqué que contre la Slovénie. Trois jours après leur démonstration à Bercy (92-67), les Bleus ont dû patienter près de trois quarts-temps avant de prendre la mesure de la Suède. Mais l’essentiel est là : une victoire 84-69 et désormais sept succès en huit matches dans ces qualifications à la Coupe du monde 2027.
Privée de Rudy Gobert, forfait en raison d’une gêne musculaire, l’équipe de France s’est rapidement heurtée à une énorme maladresse. Les Scandinaves avaient choisi de laisser les Français tirer de loin et protéger le plus possible leur raquette. Une stratégie parfaitement rentable pendant une bonne partie de la rencontre. Avant le réveil de Matthew Strazel en fin de troisième quart-temps.
Une adresse catastrophique
Jusque-là, les Bleus avaient eu les tirs. Ils ne les ont simplement pas mis.
La première mi-temps a parfois viré au concours de maladresse, avec notamment un terrible 15% à trois points et 41% aux lancers francs. Malgré l'activité de Victor Wembanyama et un très bon premier passage de Maxime Raynaud, la France n'a donc jamais réussi à véritablement prendre le contrôle du match.
Pelle Larsson, lui, a fait payer chaque erreur française. L'arrière du Miami Heat, auteur de 18 points en première mi-temps (23 au total), a permis à la Suède de croire longtemps à l'exploit.
Et le retour des vestiaires n'a rien arrangé.
Il a fallu attendre près de quatre minutes pour voir les Bleus inscrire leur premier panier de la deuxième mi-temps, un dunk de Wembanyama. Après six minutes dans le troisième quart-temps, ils n'avaient toujours marqué que quatre petits points. La défense tenait, mais offensivement, la France semblait complètement embourbée.
C'est alors que Matthew Strazel a décidé de changer le scénario.
Strazel et Raynaud débloquent les Bleus
Le meneur monégasque a inscrit 11 points (sur les 16 de l'EdF) dans un passage décisif en fin de troisième quart-temps. Surtout, il a enfin sanctionné la stratégie suédoise derrière l'arc avec deux tirs primés.
Dans le même temps, sa connexion avec Maxime Raynaud a fait énormément de bien. En sortie de pick-and-roll, Strazel a trouvé à plusieurs reprises le pivot sur des pocket passes parfaitement ajustées. Raynaud a confirmé son excellente fenêtre internationale avec 13 points à 6/7 aux tirs en seulement 18 minutes.
Strazel a lui aussi terminé avec 13 points, auxquels il a ajouté 6 passes décisives. Son coup de chaud a permis aux Français de reprendre les commandes juste avant le dernier quart-temps (55-54).
Il ne restait alors plus qu'à terminer le travail.
Les tirs finissent enfin par tomber
La Suède a continué à protéger sa raquette et à vivre avec les tirs extérieurs français. Cette fois, elle l'a payé.
Jaylen Hoard, complètement oublié dans le corner, a sanctionné à deux reprises. Wembanyama a également trouvé la cible de loin pour donner de l'air aux Bleus, avant que Sylvain Francisco ne participe à l'accélération finale.
La France termine pourtant avec un très vilain 10/37 à trois points. Mais après avoir commencé la rencontre à 3/26 derrière l'arc, elle a réussi ses tirs au meilleur moment.
Victor Wembanyama a encore livré une prestation particulièrement propre avec 18 points à 6/7 aux tirs, 8 rebonds, 3 contres et 2 passes. Hoard a ajouté 10 points, tandis que Francisco en a inscrit 9.
Les Bleus ont également fini par imposer leur défense et leur supériorité physique.
Une manière de gagner sans adresse, et donc plutôt rassurante malgré les grosses difficultés rencontrées pendant près de trente minutes. Rester dans le match avec des chiffres aussi catastrophiques au tir n'est pas chose aisée et montre que le potentiel est là.
Avec un bilan de 7-1, la France conserve la tête de son groupe et se rapproche encore davantage de la Coupe du monde 2027 au Qatar. La qualification n'est pas encore mathématiquement acquise, mais il faudrait désormais un sérieux concours de circonstances pour que les hommes de Frédéric Fauthoux laissent échapper l'une des trois places qualificatives.

Le 5 de départ proposé sur ce match était ultra statique sur la majorité des attaques, c'était difficile à voir, que ce soit leur passage en 1ere ou en seconde mi temps.
Je crois que le premier système pour servir correctement un intérieur, à l'intérieur, que j'ai vu est arrivé après plus de 8min de jeu.
Fauthoux qui fait aucun changement avant 4:40 dans le premier quart alors que Francisco joue à l'envers et qu'on arrose à 3pts sans essayer d'aller dedans c'était également compliqué à comprendre, surtout sur ce genre de matchs ou tu peux te permettre plus facilement les changements vu la différence de niveau théorique entre les deux équipes...
Heureusement y'en a 3 qui sont sortis du lot: Strazel, Raynaud et Tarpey.
Strazel et Raynaud on joué les picks avec le petit hook shot magique de Raynaud pour enfin quelques actions de suite dans la raquette pour faire un peu hésiter les défenseurs sur les prochains pick&roll (ils ont fait ça en 1ère et seconde mi-temps et ça a tt de suite débloqué le jeu pour les autres à chaque fois). Strazel avec la grosse défense en plus et les énormes tirs en fin de match.
Sinon Tarpey a fait un gros match de l'ombre, grosse défense sans fautes bêtes, interceptions clefs, il a joué pour l'équipe en faisant les petits trucs qu'il faut à droite et à gauche. A un moment ou on recommençait à jouer à l’envers dans le 4ème, il demande l'écran pour Victor, petit pick&roll et dunk facile de Victor, c'est le genre de joueur qu'il faut dans chaque équipe pour avoir du liant.
Au final dès qu'on a joué simple, en passes et en petits décalages, on a réussit à marquer des paniers faciles mais on dirait que Fauthoux arrive pas à trouver la recette pour qu'on joue simple. Quand on voit Victor qui reçoit au moins la moitié de ses ballons à 1m derrière les 3pts, c'est pas les terrains NBA, il peut pas attaquer comme il veut il se retrouve face à des murs et lâche des passes dans le vide (au moins 3 actions comme qui terminent avec une passe en tribune de Victor).
Faut jouer plus simple et le servir mieux à l'intérieur pour des paniers faciles. Il fait 2 têtes de plus que la plupart des gars qui défendent sur lui à ce niveau, le basket ça reste un sport simple ou il faut jouer sur tes forces évidentes et on fait pas ça sur ce match, c'est au coach de réagir dans ces cas la.