Wembanyama, Strazel et une défense étouffante : les Bleus déroulent face à la Slovénie

L’équipe de France a dominé la Slovénie à Bercy, portée par Victor Wembanyama, Matthew Strazel et une impressionnante prestation défensive.

Wembanyama, Strazel et une défense étouffante : les Bleus déroulent face à la Slovénie

L’équipe de France n’a pas fait dans le suspense pour son retour aux qualifications pour la Coupe du monde 2027. Les Bleus ont dominé la Slovénie 92-67 jeudi soir à Bercy, avec une impression de sérénité assez remarquable et surtout une défense qui laisse entrevoir de très belles choses pour la suite.

Comme attendu, Victor Wembanyama a été la principale attraction de la soirée. Le nouveau capitaine français a terminé avec 22 points et 9 rebonds en seulement 21 minutes, à 6/10 aux tirs. Une production imposante sans avoir eu besoin de forcer, accompagnée de plusieurs séquences défensives où sa seule présence a suffi à détourner les Slovènes du cercle.

Mais le match de Wembanyama ne doit pas masquer l’impression générale laissée par la défense française. La Slovénie a eu énormément de mal à construire proprement, avec des porteurs de balle constamment harcelés et très peu d’espace dès qu’il fallait approcher de la raquette.

Wembanyama tacle le très impopulaire ballon FIBA

Rudy Gobert a été particulièrement impressionnant dans ce registre. Ses 9 points et 7 rebonds ne montrent qu’une partie de son impact, tant sa dissuasion et son activité ont pesé. Lorsque Frédéric Fauthoux a décidé d’associer Gobert et Wembanyama, notamment pour démarrer le deuxième puis le quatrième quart-temps, l’accès au cercle est devenu franchement peu accueillant.

Strazel a encore marqué des points

Autre très grosse satisfaction : Matthew Strazel (13 pts, 6 asts). Le meneur a apporté exactement ce dont les Bleus avaient besoin, avec de la pression défensive, du rythme et une vraie maîtrise dans la construction. La France a souvent paru plus fluide lorsqu’il était chargé d’organiser le jeu, en plus de son agressivité permanente sur les arrières slovènes.

Sa prestation donne aussi envie de voir davantage ce que pourrait produire une association avec Sylvain Francisco. Les deux joueurs disposent de qualités suffisamment différentes pour imaginer Strazel dans un rôle d’organisateur et de défenseur tout terrain, avec Francisco davantage libéré dans la création.

Terry Tarpey a lui aussi réalisé le genre de match qui rappelle immédiatement pourquoi il reste aussi précieux en sélection. Son activité défensive, ses aides et son énergie ont parfaitement accompagné le ton général imposé par les Bleus. Une contribution qui dépasse largement sa ligne statistique.

Et parmi ceux qui ont profité de leurs minutes, Maxime Raynaud a encore fait parler son potentiel offensif : 13 points en seulement 10 minutes. La différence de protection de cercle avec les configurations Gobert-Wembanyama est évidemment importante, mais le jeune intérieur continue de montrer qu’il peut apporter des points très rapidement lorsqu’il entre en jeu.

Le boxscore du match

Une attaque encore loin d’être parfaite

Tout n’était pourtant pas impeccable. L’attaque française a encore alterné entre des séquences extrêmement plaisantes, lorsque le ballon circulait vite, et des possessions beaucoup plus statiques. Le troisième quart-temps a notamment été marqué par un petit coup de mou général sans jamais remettre la victoire en danger.

Evan Fournier a de son côté semblé encore manquer de rythme. Difficile à ce stade de déterminer s’il s’agit simplement d’une préparation encore incomplète ou des traces laissées par sa longue saison, mais l’arrière n’a pas encore retrouvé son meilleur visage sur ce rassemblement.

L’adresse extérieure constitue également un axe d’amélioration évident. La France termine à seulement 7/34 derrière l’arc, soit à peine plus de 20 %. La Slovénie n’a guère fait mieux avec 8/32. Inscrire malgré tout 92 points et s’imposer avec 25 longueurs d’avance permet de relativiser sérieusement cette maladresse.

C’est d’ailleurs probablement le principal enseignement de la soirée. Sans être brillante offensivement pendant 40 minutes, la France n’a jamais réellement semblé en danger. Elle a pu s’appuyer sur sa taille, son intensité et une défense capable d’étouffer son adversaire pendant de longues séquences.

Avec Wembanyama et Strazel excellents, Gobert et Tarpey très solides et un Raynaud encore productif en sortie de banc, Frédéric Fauthoux a de quoi être satisfait. Et ce groupe n’est toujours pas au complet.

Les Bleus affichent désormais six victoires en sept matches dans ces qualifications et confortent leur première place du groupe L. Ils se rendront dimanche en Suède pour poursuivre leur marche vers la Coupe du monde 2027.6