Le tanking honteux du Jazz et des Grizzlies

Le Utah Jazz, les Washington Wizards et les Memphis Grizzlies élève encore un peu le tanking au rang d'art à part entière.

Le tanking honteux du Jazz et des Grizzlies

Il n’y a visiblement aucune règle qui refroidit les équipes de tanker. Surtout pas à quelques mois de l’arrivée d’une cuvée jugée impressionnante à son sommet avec les prospects stars que sont Darryn Peterson, AJ Dybantsa et Cam Boozer. On pensait que le Utah Jazz allait par exemple changer un peu son fusil d’épaule après avoir fait venir un joueur étiqueté All-Star, à savoir Jaren Jackson Jr, avant la deadline des trades NBA. Et bien pas du tout.

La franchise mormone aligne effectivement son nouveau pivot au côté de l’autre star Lauri Markkanen mais elle a trouvé d’autres façons de maximiser ses chances de perdre.

Pour le deuxième match de suite, Will Hardy a sorti complètement ses deux meilleurs joueurs de la rotation dans le quatrième quart-temps alors que la partie était serrée. Il a lancé ses remplaçants qui ont… gagné contre Miami. Belle ironie. Mais cette victoire inattendue ne suffit pas à fermer les yeux sur la stratégie un peu « honteuse » du Jazz, franchise qui, au passage, n’a remporté que 5 de ses 23 dernières sorties.

L’équipe de Salt Lake City se prive régulièrement de Markkanen. Mais ça, ce n’est pas nouveau : les clubs les moins bien classés ont, l’habitude de reposer leurs joueurs les plus forts par-ci par-là. Ils savent notamment qu’ils sont moins sujets à des enquêtes de la NBA sur la justification avancée pour ces forfaits. La ligue se concentre essentiellement sur les matches télévisés sur le réseau national et sur les absences des plus grandes stars du championnat. Ça, c’est presque de bonne guerre même si c’est dommage.

En revanche, quand un coach, évidemment d’une certaine manière mis sous pression par sa direction, décide de se passer de ses titulaires dans les quatrièmes quart-temps des matches qui ne sont pas encore pliés, ça tourne au cirque et à la mascarade. Le jeu en devient faussé. Et le Jazz n’est pas la seule équipe concernée.

La draft est devenu le combat des laids

Même sentiment et même soupirs concernant les Memphis Grizzlies. Cette nuit, ils ont perdu contre les Warriors alors qu’ils avaient le match en main. Golden State a terminé sur un 19-5 (et même un 11-0) avec un Ty Jerome laissé sur le banc par son entraîneur alors qu’il était le meilleur marqueur (et joueur) des siens. Ça n’a aucun sens.

Les Washington Wizards ont pris l’habitude depuis quelques matches de finir eux aussi les rencontres avec leurs seconds couteaux quel que soit le score. Ils se sont même pointés à une rencontre à 8, sans leurs recrues (alors que les franchises font déjà toutes jouer leurs nouveaux arrivants), en alignant des joueurs dont les salaires cumulés atteignent 13 millions de dollars.

L’équipe de D.C. se veut pourtant ambitieuse en faisant venir Anthony Davis et Trae Young. Aucun des deux n'a porté les couleurs de sa nouvelle organisation pour l'instant. Un peu comme le Jazz, les dirigeants ont décidé de rameuter des stars pour passer un cap… tout en s’assurant un haut choix de draft cette année. Le beurre, l’argent du beurre et la NBA comme crémière.

Ce qu’ont fait les Wizards pour tanker, c’est de l’art