Quatre matches, quatre victoires et presque 30 points de moyenne. Sur le podium des meilleurs marqueurs de NBA aux côtés de Luka Doncic et Anthony Edwards... #nojoke. Ty Jerome pouvait difficilement mieux lancer sa saison avec les Grizzlies. Mais en NBA, jouer le meilleur basket du moment ne vous garantit pas forcément de pouvoir laisser les cartons à la cave.
Selon Marc Stein, le meneur devrait susciter des prises de renseignements d’ici la date limite des transferts du 11 février. Le journaliste souligne notamment l’orientation prêtée à Memphis, qui semble vouloir construire autour de son jeune trio Cam Boozer, Zach Edey et Cedric Coward. Dans cette logique, Jerome pourrait intéresser des équipes ayant des ambitions plus immédiates.
Attention, il s’agit bien d’une projection de Stein. Aucun transfert imminent ni aucune négociation concrète ne sont évoqués dans son analyse. Le journaliste mentionne Oklahoma City comme une possibilité, sans affirmer que le Thunder a manifesté un intérêt. Pour l’instant, Jerome fait surtout gagner Memphis. Et plutôt deux fois qu’une.
Le meneur tourne à 29,8 points, 6,3 passes et 3,5 rebonds en 31,3 minutes, avec 50,6 % de réussite au tir. Il avait annoncé la couleur dès l’ouverture en passant 45 points au Jazz. Une entrée en matière qui ne laissait pas beaucoup de place au traditionnel « il faut retrouver le rythme ».
Cette première semaine lui a d’ailleurs valu le titre de joueur de la semaine dans la conférence Ouest, après avoir guidé Memphis vers trois victoires avec 34,7 points de moyenne. Tyrese Maxey a reçu la même distinction à l’Est.
Au-delà de ses performances, sa situation contractuelle mérite aussi d’être surveillée. Jerome a signé l’an dernier pour 27,6 millions de dollars sur trois ans, avec une player option pour la saison 2027-28. Son choix pour l’été prochain reste donc une inconnue, susceptible de peser dans la réflexion des Grizzlies.
Memphis doit développer ses jeunes, notamment Boozer, troisième choix de la dernière Draft. Jerome, lui, est en train de rappeler qu’il peut être bien davantage qu’un accompagnateur. À ce rythme, le plus compliqué sera peut-être d’expliquer aux supporters pourquoi il faudrait s’en séparer.
