Wembanyama et les Spurs concluent 2023 sur une note amère

Wembanyama et les Spurs concluent 2023 sur une note amère

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À SAN ANTONIO — Victor Wembanyama et les Spurs ont conclu l’année 2023 avec une nouvelle défaite, face aux Boston Celtics (101-134). Retour sur la rencontre en trois points.

Benjamin MoubèchePar Benjamin Moubèche  | Publié  | BasketSession.com / NEWS / Récap

Face aux Celtics, les Spurs n’ont pas pris le dessus une seule seconde ce dimanche 31 janvier. Leur dernier match de 2023 s’est achevé par une large défaite (101-134) contre une équipe ostensiblement supérieure. Malgré la défaite, Victor Wembanyama a réussi à inscrire 21 points en 24 minutes face à une formation taillée pour le titre.

Les Celtics surclassent les Spurs

Deux minutes après la mi-temps, Jaylen Brown décoche un tir à trois points au-dessus de Jeremy Sochan. Il est défendu de près, le shot est contesté, mais il fend tout de même le filet. Côté Spurs, l’attaque peine à trouver une faille et c’est Sochan, derrière la ligne, qui hérite du ballon. Un air ball plus tard, les Celtics propulsent Derrick White vers le panier adverse.

5—0 en l’espace de 25 secondes, Boston creuse l’écart à 22 (55-77). Une démonstration éclatante de la supériorité d’une équipe sur l’autre. Les Spurs, derniers de la Conférence Ouest, se mesuraient ce dimanche à l’équipe la mieux classée de la NBA. L’affiche vendait une rencontre à sens unique, et elle ne mentait pas.

Comment Wembanyama et les Spurs traversent le « process »

Jayson Tatum a inscrit un trois points dès la première minute. Au cours des 47 restantes, son équipe n’a jamais perdu son avantage. Elle n’a dominé aucune chance aux locaux sur demi-terrain, n’a pas tremblé derrière l’arc (15/40) et a attaqué le cercle sans merci (26/39) malgré la présence de Victor Wembanyama.

« C’est une équipe taillée pour le titre. C’est ce qu’ils visent. Ils ont du talent, des All-Stars, du caractère, ils exécutent bien et s’améliorent constamment. C’est un défi relevé pour notre groupe à ce stade », a reconnu Gregg Popovich, devant les médias. « L’effort était là. Ça aide de rentrer des tirs. Nous ne l’avons pas fait, contrairement à eux, et ça nous a plombé. »

Victor Wembanyama brille malgré tout

Certaines choses ne changent pas en fonction de l’adversaire. Depuis le début de la saison, la défaite n’a pas empêché Victor Wembanyama de briller. Son temps de jeu, limité à 24 minutes en raison du protocole imposé par les Spurs pour préserver sa cheville, n’a pas non plus été un obstacle. Le Français a enregistré 21 points à 8/16 aux tirs et sept rebonds face à la deuxième défense la plus efficace de la ligue.

« Je sens que par rapport aux années précédentes, ils ont un quelque chose en plus. Bien sûr, c’est difficile de jouer contre eux, mais je pense que nous avons appris aujourd’hui », a-t-il souligné en conférence de presse. « Ils ont fait très peu d’erreurs, et c’est inspirant. »

S’il n’a réalisé qu’un seul contre, Wembanyama a tout de même collecté son lot de highlights. L’un d’eux, un dunk en transition dans le troisième quart-temps, contraste nettement avec ce que la NBA a l’habitude de voir. L’intérieur de 2,24 m a posé son dernier dribble à une foulée de la ligne à trois points, planté un pied ferme à l’entrée de la raquette, et à écrasé le ballon dans le panier, laissant Derrick White (1,93 m) impuissant.

Wemby et Devin Vassell prennent le contrôle

Une tendance s’affirme à San Antonio. Avec le passage sur le banc de Keldon Johnson — absent ce dimanche, comme Zach Collins, ainsi que Jrue Holiday pour les Celtics —, Gregg Popovich annonçait clairement son intention de changer de modèle offensif. Il souhaitait centrer davantage le jeu autour « Wemby » et Devin Vassell.

Cette volonté s’est clairement manifestée lors des derniers matches. Le duo reçoit désormais plus de ballons ; le jeu se structure concrètement autour d’eux. Les Spurs multiplient les écrans, s’essayent de plus en plus au pick-and-roll et s’appuient sur Wembanyama comme créateur au poste. Ils n’ont pas changé de dimension pour autant, mais ils évoluent par rapport au jeu chaotique qu’ils proposaient en début de saison.

La feuille de statistiques de ce dimanche atteste de leur prise de pouvoir. Les deux joueurs ont pris plus de tirs que n’importe lequel de leurs coéquipiers et ont été les deux meilleurs marqueurs de leur équipe (22 points pour Vassell, 21 pour Wembanyama).

Le chemin semble encore long. Très long, même. Mais les Spurs avancent, et cela restera leur grande résolution en 2024.

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