Victor Wembanyama ne cache jamais ses ambitions. Il est l’un des meilleurs joueurs du monde et il le sait. Donc pas besoin de masquer une fausse modestie. Le Français attaque la saison avec une étiquette de favori au trophée pour le MVP et il reconnait que « c’est un grand objectif » pour lui, même si ce n’est évidemment pas sa première priorité. Son but ultime étant de mener les San Antonio Spurs au titre après avoir échoué en finales en juin dernier. Quelque part, tout va ensemble. Le succès de l’équipe texane passe par des performances majeures de sa superstar. Et des victoires accumulées ainsi qu’une place parmi les sommets du classement lui permettraient, logiquement, de se rapprocher de la plus prestigieuse des récompenses individuelles.
Alors forcément, la toute première sortie du natif du Chesnay était particulièrement attendue. Elle n’a pas donné le résultat escompté. Le Oklahoma City Thunder a dominé son rival en s’imposant 116 à 104 à l’extérieur tout en maîtrisant le match dans sa quasi-totalité. Les statistiques (offensives) de Wembanyama parle d’elles-mêmes. 12 petits points à 1 sur 13 aux tirs (0 sur 4 à trois-points). Loin du standard d’un MVP. Pour la comparaison, Shai Gilgeous-Alexander, le double vainqueur du trophée, est reparti avec 32 points au compteur en plus de la victoire.
La première possession du pivot donnait le ton. Faisant face à Isaiah Hartenstein loin du panier et avec le chrono qui défilait, il a incité ses coéquipiers à lui laisser de l’espace pour jouer son un-contre-un. Sauf qu’il n’a pas réussi à se défaire de l’intérieur adverse, censé être moins fluide dans ses mouvements. Pas de séparation et donc un tir forcé pour ne pas que l’horloge des 24 secondes arrive à son terme. Un parpaing contre la planche.
CQFR : Le Thunder climatise San Antonio
Un manque de réussite qui l’a suivi pendant toute la première mi-temps. Victor Wembanyama affichait 8 pions à la pause, mais tous marqués sur lancers-francs. Sept tentatives, pas de panier. Il a fallu attendre la dernière seconde du troisième quart-temps pour le voir mettre la balle dans le filet autrement que sur la ligne réparatrice.
Aligné d’entrée avec De’Aaron Fox, Dylan Harper et Stephon Castle, le géant a manqué d’agressivité sur le début de match. Il a aussi, et ce n’est pas la première fois, été gêné par la physicalité du Thunder, qui lui a fermé l’accès au cercle. Même face au jeune Aday Mara ou à son rival Chet Holmgren. Il s’est alors contenté de tirs à mi-distance et derrière l’arc pour essayer de faire la différence, sans succès.
Wembanyama brille quand il tend à très vite se mettre dans le rythme en scorant fort d’entrée, ce qui ouvre le jeu pour ses camarades. Il est possible que ce soit un ajustement des Spurs dès le prochain match, probablement parce qu’il aura à cœur de se racheter et de se mettre en avant.
En revanche, en ce qui concerne la campagne pour le DPOY, ses 13 rebonds et 6 contres rappellent qu’il reste indéniablement le meilleur défenseur du monde. Pour faire le doublé avec le MVP, il faudra vite rebondir.
