Les Los Angeles Lakers n'ont pas seulement ajouté un pivot. Ils espèrent avoir trouvé une pièce structurante pour leur nouvelle ère. En officialisant l'arrivée de Walker Kessler, Rob Pelinka a assumé sans détour les ambitions placées dans l'ancien intérieur du Jazz.
Le président des opérations basket et GM des Lakers a même replacé ce recrutement dans une tradition très lourde à porter à Los Angeles.
« Au cœur de chaque grande équipe des Lakers, il y a un intérieur dominant. À seulement 24 ans, Walker Kessler s'est imposé comme l'un des meilleurs pivots two-way de la ligue. Quand l'opportunité s'est présentée d'associer un grand protecteur de cercle, capable de jouer au-dessus du cercle, à nos deux meneurs de pick-and-roll d'élite, Luka Doncic et Austin Reaves, nous l'avons saisie. Walker incarnera les piliers que nous valorisons chez nos joueurs : une grande qualité humaine, un QI basket élevé et une compétitivité d'élite, alors que nous entrons dans la prochaine ère du basket des Lakers. C'est un moment de grande fierté d'ajouter à notre programme quelqu'un qui possède le profil et les qualités uniques de Walker. »
Un profil évident pour Doncic et Reaves
Sur le papier, l'idée est facile à comprendre. Avec Luka Doncic et Austin Reaves, les Lakers disposent de deux créateurs capables de faire vivre un intérieur sur pick-and-roll. Il leur manquait un pivot puissant, vertical, dissuasif près du cercle et capable de finir les lobs. C'est précisément le CV de Walker Kessler.
Lors de la saison 2024-2025, sa dernière vraie saison pleine avec Utah, le joueur de 2,18 m tournait à 11,1 points, 12,2 rebonds, 1,7 passe et 2,4 contres en 30 minutes de moyenne. Il avait alors terminé meilleur rebondeur offensif de la ligue, avec 4,6 prises par match, deuxième aux contres et cinquième au rebond.
Depuis son arrivée en NBA, Kessler a toujours eu un impact défensif très lisible. En quatre saisons avec le Jazz, il a compilé 9,5 points, 9,3 rebonds et 2,4 contres de moyenne, tout en quittant Utah avec le meilleur pourcentage de réussite de l'histoire de la franchise, à 68,1%.
Un pari ambitieux, mais pas sans risque
La prudence reste toutefois nécessaire. Walker Kessler a manqué la majorité de la saison 2025-2026, et c'est forcément un élément à surveiller. Les Lakers ont misé gros sur lui, avec l'idée qu'il puisse devenir le grand intérieur dont cette équipe a besoin pour équilibrer son attaque et protéger sa défense. Mais pour que le pari fonctionne, il faudra surtout qu'il soit disponible.
La pression sera réelle. À Los Angeles, les grands pivots ne sont jamais de simples compléments. Le simple fait que Rob Pelinka évoque l'histoire des grandes équipes des Lakers suffit à placer la barre très haut. Kessler ne sera pas attendu comme une superstar offensive, mais comme un joueur capable de changer la géométrie du terrain, de sécuriser le rebond, de protéger l'arceau et d'offrir une cible constante à Doncic et Reaves.
Il a déjà prouvé qu'il pouvait le faire. Lors de sa saison rookie, il avait été nommé dans la NBA All-Rookie First Team après avoir compilé 9,2 points, 8,4 rebonds et 2,3 contres, tout en terminant troisième du vote pour le trophée de rookie de l'année. Il était aussi devenu l'un des rares rookies de l'histoire à signer au moins quatre matches à sept contres ou plus sur une même saison, une performance que plus personne n'avait réalisée depuis Tim Duncan.
Maintenant, il s'agira de montrer des dispositions similaires sous les spotlights de Los Angeles, ce que tout le monde n'est pas capable de faire au vu du lourd héritage des intérieurs passés par la Cité des Anges...
