Andre Iguodala, l’homme qui voulait être comme Pippen

Andre Iguodala, l’homme qui voulait être comme Pippen

Alors que la majorité des joueurs de sa génération s’imaginaient en prochain Michael Jordan, Andre Iguodala a grandi en idolâtrant Scottie Pippen.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Portrait
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Andre Iguodala est né à Springfield, dans l’Illinois, en 1984. 300 kilomètres au Sud de Chicago. Presque rien, à l’échelle gigantesque des Etats-Unis. La même année, les Bulls draftaient un certain Michael Jordan.

Dix ans plus tard, tous les gamins du pays, et encore plus ceux de l’Etat, rêvait de suivre les traces du numéro 23 des taureaux. Tous, sauf un. Si le jeune « Iggy » s’entraînait effectivement à planter des paniers au buzzer en fadeaway, comme MJ, c’est un autre joueur de la « Windy City » qui lui servait de modèle. Scottie Pippen.

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Et ça tombe bien, parce qu’au lycée, l’adolescent réputé pour ses exploits en athlétisme n’était même pas le meilleur joueur de son équipe. Par contre, c’était le plus grand.

« Mais il était hors de question de le faire jouer dans la raquette », confiait Lawrence Thomas, son coach lors de sa première saison à la Lanphier High School, établissement réputé pour ses athlètes. « Il a toujours été à l’aise avec la balle. Il jouait meneur. »

Longtemps lieutenant de Frank McBride, son Jordan à lui, Iguodala a crevé l’écran lors de sa dernière année au lycée. Plus de 23 points par match et des recruteurs de plus en plus concernés par ses performances. Plusieurs universités se sont intéressées à son profil. Il a d’abord choisi Arkansas, un Etat dont est originaire… Scottie Pippen, évidemment ! Mais c’est après un changement de coach qu’il s’est finalement ravisé pour s’engager avec Arizona.

Un Hall Of Famer modelé par... Luke Walton

Andre Iguodala Golden State Warriors

C’est aux Wildcats qu’Andre Iguodala a fait la connaissance d’un joueur qui l’a aidé à franchir un nouveau cap. L’un de ses coéquipiers plus âgé, promis à la NBA. Un certain Luke Walton. Les deux ailiers se retrouvaient face-à-face à chaque entraînement. Et le freshman collait fréquemment des points sur la tête de son aîné. Et pourtant, il gardait du respect pour lui. Voire même une forme d’admiration.

« Luke Walton a été un exemple pour moi. J’avais de très bonnes statistiques au lycée, je marquais beaucoup de points. Mais Luke m’a appris à jouer au basket en toute sérénité, comment passer la balle, comment se positionner, comment me sacrifier pour les autres », racontait-il à Grantland en 2013.

Polyvalent et altruiste, Iguodala était adulé par ses camarades. Ils voyaient en lui un basketteur très talentueux. Un avis partagé par les scouts NBA. Le sophomore d’Arizona était convoité malgré l’élimination prématurée de son équipe au premier tour de la March Madness 2004. Mais avant de se présenter aux différentes franchises de la ligue, le jeune homme devait se trouver un agent.

Il a donc pris rendez-vous avec Rob Pelinka, représentant de Kobe Bryant notamment. Un premier contact qui témoigne de l’éthique professionnelle et de la mentalité du prospect. Il a demandé à Pelinka de se pointer à six heures du matin le lendemain. Six heures du matin. Et le joueur était présent au meeting. S’en sont suivis des workouts, dont un entraînement privé avec les Sixers. Séduits, les dirigeants de Philly l’ont pioché avec leur neuvième choix.

C’est au niveau NBA, le plus élevé du monde, qu’il a pu montrer des vraies caractéristiques communes avec son icône Scottie Pippen. Comme lui, il pouvait tout faire sur un parquet. Dès sa saison rookie, il s’est imposé comme le lieutenant d’Allen Iverson en Pennsylvanie.

« Les deux sont plus des passeurs que des scoreurs », notait Steve Kerr à propos de Pippen et Iguodala.

« Ce sont tous les deux des défenseurs incroyablement polyvalents. Grands et très athlétiques. »

Le coach des Warriors, qui le connait bien pour l’avoir eu sous ses ordres pendant cinq ans, a une théorie pour expliquer les capacités de création du bonhomme. Selon lui, c’est son tir trop irrégulier qui l’a poussé à impacter le jeu autrement. « Iggy » n’a effectivement jamais été un sniper très adroit.

Mais ça ne l’a pas empêché de progresser année après année à Philadelphie. 9 points la première, 12 la seconde… puis plusieurs exercices entre 17 et 19 points au départ d’Iverson.

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