Brandon Knight peut-il s’imposer comme un « vrai » meneur à Milwaukee ?

Comme Brandon Jennings à Detroit, Brandon Knight va désormais devoir franchir un cap avec les Bucks, afin de prouver qu'il peut jouer meneur en NBA.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Brandon Knight peut-il s’imposer comme un « vrai » meneur à Milwaukee ?
Brandon Knight souffre d'un mal de plus en plus répandu au sein de la ligue actuelle. Oui, Brandon est - comme d'autres avant lui - un arrière dans le corps d'un meneur. Ces combo-guards, ou arrières sous-dimensionnés, ont parfois du mal à se faire une place en NBA. Le plus souvent, ils sont de parfaits "sixième homme", dynamiseurs de banc et autres jokers offensifs (tiens, tiens, Nate Robinson) dans les franchises aspirants aux sommets ou brillent en tant que titulaire d'une équipe faiblarde. Ok, mais n'est-il pas trop tôt pour placer le jeune Brandon Knight, deux saisons NBA au compteur, dans une quelconque catégorie ? Les Detroit Pistons n'ont pas pris le temps de se poser la question. L'ancien prodige éphémère de Kentucky (une seule saison - ses statistiques, ici) est arrivé en NBA au mauvais moment. En effet, juste après le lockout, le jeune joueur a dû se coltiner une saison raccourcie au rythme très intense (66 matches en quatre mois, parfois trois matches en trois soirs), le tout sans préparation collective évidemment. Malgré des statistiques prometteuses, les dirigeants de la Motown ont vite compris que Brandon Knight ressemblait bien plus à un deuxième arrière qu'à un pur meneur. Allez oust, direction le Wisconsin. Aux Bucks, le joueur de 21 ans s'apprête pourtant à retrouver la mène en tant que titulaire. Et il se sent capable de relever le défi.
"Ma première saison a été marquée par le Lockout et l'année suivante je n'ai joué que la moitié de la saison en tant que meneur de jeu", rappelle Brandon Knight au Detroit News. "C'est comme si, finalement, je n'avais fait qu'une seule année complète à la mène. D'autres joueurs ont besoin de plus d'un an pour se développer. On leur donne une opportunité de se développer."
Les Pistons n'avaient pas le temps. Joe Dumars veut retrouver les playoffs et vite, sous peine de perdre son job un jour ou l'autre. A Milwaukee, les choses sont différentes. La franchise ne court pas après un passé glorieux (du moins celui-ci est très lointain, un titre décroché en 1972 avec Kareem Abdul-Jabbar alors Lewis Alcindor et Oscar Robertson). D'ailleurs l'intersaison prouve le désir des Bucks de rester compétitifs tout en développant leurs jeunes pousses. Brandon Knight aura donc pour mission d'alimenter O.J. Mayo et les intérieurs des Bucks tout en contribuant au scoring. Le tout avec moins de pression. En back-up, Luke Ridnour viendra lui inculquer sa science. Que du bonus pour le natif de Miami qui doit désormais apprendre à devenir un meilleur playmaker. En effet, Knight est avant-tout un scoreur donc, mais il peine à organiser l'attaque (2,7 TO). Un défaut fâcheux, surtout que l'ancien Piston n'a pas non plus les épaules pour scorer 30 points par rencontre. Son shoot manque encore de constance et il n'excelle pas dans la finition près du cercle. Des faiblesses qui rappellent justement Brandon Jennings, parti à Detroit dans l'échange. A la différence près que son jeune successeur semble moins égoïste. Lacunes similaires, esprits différents. Combatif, Brandon Knight va lui aussi devoir franchir un cap à Milwaukee. Sinon ? Un rôle de sixième homme mi-scoreur, mi organisateur, lui tend les bras pour la suite de sa carrière.
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