Charles Barkley ne croit pas « dans toutes ces conneries d’approche analytique »

Charles Barkley a violemment critiqué les Philadelphia Sixers et leur nouveau GM, ainsi que les Houston Rockets.

Julien DeschuyteneerPar Julien Deschuyteneer  | Publié  | BasketSession.com / NEWS
Charles Barkley ne croit pas « dans toutes ces conneries d’approche analytique »
Qu’il y dise des choses pertinentes ou pas, les interviews de Charles Barkley sont toujours un régal. Dans le WIP Morning Show (dont CBS a retranscrit les passages de Chuck), il a été une nouvelle fois à la hauteur en évoquant les Eagles, les Phillies, Syracuse et bien évidemment les Philadelphia Sixers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’aime pas vraiment la voie empruntée par son ancienne franchise depuis l’embauche de Sam Hinkie comme nouveau General Manager. Ancien assistant de Daryl Morey aux Rockets, Hinkie a été recruté pour apporter dans la gestion des Sixers l’approche analytique qui est la marque de fabrique de Morey. Avant de s’en prendre à cette tendance à la mode en NBA qui consiste à privilégier l’analyse statistique poussée (un peu comme dans Moneyball, le livre adapté au cinéma – Le Stratège en France), Charles Barkley a d’abord fortement critique l’attitude des Philadelphia Sixers à l’égard d’assistant coaches qui ont été gardés pendant plusieurs mois après le départ de Doug Collins pour finalement être viré au moment où le nouveau coach Brett Brown a été engagé :
« Je suis déçu parce que je trouve qu’ils se sont mal comportés avec ces assistants coaches. Ils auraient dû les virer au début de l’été et leur donner l’opportunité de décrocher un nouveau job. Je veux dire, je ne comprends pas pourquoi on les garde, on les laisse bosser avec l’équipe tout l’été, et maintenant c’est trop tard pour qu’ils puissent trouver un job. (…) Je me sens mal pour Aaron (McKie) et Michael (Curry) parce que maintenant ils se retrouvent nulle part parce que tous les bons boulots ont déjà été pris. »
Mais c’est surtout concernant le nouveau GM et son approche analytique que Charles Barkley s’est emporté :
« Il a tradé l’un des meilleurs meneurs de jeu de la NBA, donc ouais j’ai un problème avec la façon dont les Sixers font fonctionner leur organisation en ce moment. Ecoutez, Howard, vous savez que je ne crois pas dans toutes ces conneries d’approche analytique. Si LeBron ne pouvait pas épeler le mot chat, je le voudrais quand même dans mon équipe. Je dis toujours aux gens ‘Donnez-moi un idiot qui peut vraiment jouer. Ne me donnez pas un mec intelligent’.   Le gars (Sam Hinkie), il vient de Houston. Quand Houston est devenu bon ? Quand ils ont filé tout cet argent à James Harden et (Omer) Asik, et maintenant qu’ils ont chopé Dwight Howard. Ça n’a rien à voir avec une quelconque approche analytique, ça a à voir avec le fait de payer de très bons joueurs pour qu’ils viennent. »
Passons sur le fait que LeBron ne serait pas le même joueur s’il était un idiot. Là où Charles Barkley n’a pas tort, c’est que c’est en payant des joueurs forts que les Houston Rockets sont devenus une équipe qui peut jouer le haut de tableau. Mais ce qu’il oublie un peu rapidement, c’est que si Daryl Morey a pu payer et faire venir ces joueurs, c’est parce que ça fait quelques années qu’il y travaille. Et que justement, dans un contexte où le CBA empêchera de plus en plus les équipes de baser leur modèle uniquement sur le principe de dépenser plus que la concurrence, l’approche analytique a permis aux Rockets de créer les conditions de ce type de recrutement, en libérant de la masse salariale et en prenant sous contrat, à travers la draft et des trades, des joueurs avec un excellent rapport qualité-prix. Alors, si rien ne dit que les Sixers deviendront un prétendant au titre dans les années à venir et que se séparer d’un jeune meneur All-Star était une bonne idée, les Rockets ont en tout cas prouvé que les « conneries d’approche analytique » pouvaient parfois servir…
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