Au bon souvenir de Chris Paul

Au bon souvenir de Chris Paul

Excellent dans le quatrième quart temps cette nuit, Chris Paul a mené le Thunder à la victoire contre les Bulls après avoir été mené de 26 points.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié

Remonter un handicap d’une belle dizaine de points est à la fois simple et compliqué en NBA. Facile, parce que ça peut aller très vite dans un sens comme dans un autre avec le très grand nombre de possessions jouées et l’explosion du tir à trois-points. Difficile parce que ça demande un patron, un guide, un général capable de remobiliser les troupes dans une situation délicate. Un rôle taillé pour Chris Paul. Son Thunder était mené de 19 points par les Bulls, après en avoir compté 26 de retard, à la mi-temps cette nuit. Il a pris la parole dans le vestiaire à la pause.

« J’ai dit aux gars que ce n’était pas fini. Nous avons toujours une chance », raconte le vétéran.

Le message est passé. C’est un tout autre visage que les joueurs d’Oklahoma City ont montré dans le troisième quart temps. Plus appliqués, ils ont repris le dessus pour ramener l’écart à huit longueurs à l’entame des douze dernières minutes. Moment choisi par CP3 pour prendre le contrôle de la partie. Il a été phénoménal dans le money time. Il a tout simplement inscrit plus de points à lui tout seul, 19, que toute l’équipe de Chicago sur la période (16). Avec 5 paniers primés réussis consécutivement sans tentative ratée. Dont le tir à trois-points pour donner enfin l’avantage du Thunder (101-100). Victoire finale, 109-106.

« Il a réussi quelques actions très importantes. Il a l’expérience », résumait Kris Dunn, adversaire admiratif.  

Chris Paul a fini avec 30 points, 10 rebonds et 8 passes. Une performance vintage de l’ancien All-Star. Avec des actions décisives, de la défense, du playmaking et du scoring. Une prestation qui fait office de témoignage. Le joueur de 34 ans n’est pas fini. Pas encore. Sa dernière saisons aux Houston Rockets laisse penser qu’il est légèrement sur le déclin, et c’est logique à ce stade de sa carrière. Mais il a encore du jus. Toujours la même science du jeu.

« Il a vraiment fait un super boulot. Pas seulement en marquant des points mais aussi en rendant le match plus facile pour tous ses coéquipiers. Je suis vraiment content qu’il soit là pour aider nos jeunes joueurs », notait Billy Donovan.

En effet, Paul se retrouve aujourd’hui à la tête d’une équipe plus ou moins en reconstruction après les transferts de Paul George et de Russell Westbrook – échangé qui a mené CP3 à OKC – pendant l’intersaison. Sans doute pas ce qu’il imaginait pour les dernières belles années de sa carrière. Le meneur aspire toujours à décrocher enfin une bague de champion NBA. Et au Thunder, ça paraît absolument improbable. Pour l’instant, il assume son statut et mène pour l’instant la franchise à la septième place de la Conférence Ouest.

Il va devoir s’y faire parce qu’il risque de devoir rester un moment dans l’Oklahoma. Adrian Wojnarowski a déclaré avant-hier qu’il était très peu probable qu’un transfert se matérialise cette saison. Son contrat – plus de 40 millions l’année jusqu’en 2022 – est beaucoup trop massif pour être inclus dans un deal. Les éventuelles équipes intéressées seront peut-être rassurées par cette performance à l’ancienne du bonhomme. En attendant, c’est le Thunder qui en profite.

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