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Scandale chez les Mavs : un « repaire de prédateurs sexuels »

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Une enquête de Sports Illustrated a mis à jour une invraisemblable culture du harcèlement dans l'organisation des Dallas Mavericks. Les joueurs ne sont pas concernés, mais Mark Cuban s'apprête à passer des semaines mouvementées...

Les choses vont forcément bouger chez les Dallas Mavericks dans les jours qui viennent. Pas dans le vestiaire, où les Mavs ont un groupe qui vit bien et un coach estimé. Dans les hautes sphères de la hiérarchie, où Mark Cuban règne depuis janvier 2000, un énorme ménage risque d'avoir lieu. Et tant mieux...

L'enquête de Sports Illustrated parue mardi est tout bonnement hallucinante. D'anciens employés et d'actuels collaborateurs et collaboratrices des Dallas Mavericks décrivent en effet une atmosphère de travail terrible, où le harcèlement sexuel est monnaie courante, pour ne pas dire parfaitement toléré et encouragé.

Le principal accusé ne fait plus partie du groupe, certes. Turdema Ussery, un gros poisson dans le milieu (Harvard, Yale, le Board de direction de la NBA, etc...) a quitté les Mavs en 2015 pour rejoindre le groupe Under Armour. Mais l'ancien président des opérations basket de la franchise, accusé d'agressions et de comportement "corrosif" au quotidien avec toutes les employées de la direction, n'est pas le seul incriminé. Selon plusieurs témoignages, une dizaine de cadres de l'entreprise sont dans l'oeil du cyclone.

"Dans différents départements du groupe, on dépeint une culture empreinte de misogynie, la présence de prédateurs sexuels, des attouchements en public, une agression au domicile d'une employée par un haut responsable, des réponses menaçantes de supérieurs à des employées venues se plaindre, des films pornographiques regardés aux yeux de tous dans les bureaux, un beat writer de l'équipe maintenu en place malgré des agressions physiques avérées, etc...."

Mark Cuban a évidemment pris connaissance de l'article et joué la carte de l'ignorance. Difficile de croire qu'il n'avait jamais entendu parler de ces comportements intolérables.

"J'ai honte, pour tout vous dire, que ce soit arrivé dans ma franchise. Ce doit être changé. Point", a brièvement réagi l'exubérant propriétaire des Mavs.

Une chance pour Cuban : les joueurs ont totalement été épargnés par ces témoignages.

"S'il y avait une culture très 'locker room' dans les bureaux, le vrai vestiaire était un refuge. J'étais tout le temps en contact avec les joueurs et je n'ai jamais eu le moindre problème. Ils se sont toujours bien comportés avec tout le monde. Au bureau, en revanche, c'était le zoo", raconte une ex-employée.

Le détail des accusations est glaçant et on vous conseille de lire le papier de Jon Wertheim et Jessica Luther. Malheureusement, ce n'est sans doute pas un cas isolé...