Draymond Green, un Warrior à vie ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

En fin de contrat en 2020 avec les Golden State Warriors, Draymond Green a le propriétaire Joe Lacob dans la poche et peut rêver d'un contrat max.

Draymond Green fait partie des joueurs les plus clivants de sa génération. Les adversaires des Warriors détestent son caractère, ses fourberies et sa grande bouche. Les fans des Dubs l'adorent, conscients qu'ils n'auraient sans doute pas vécu trois titres en quatre ans si Golden State ne l'avait pas drafté en 35e position de la Draft 2012. Sa rancœur d'avoir été toisé et ignoré est un moteur, aussi bien pour lui (regardez-le plus bas réciter le nom des joueurs draftés avant lui comme Arya Stark ceux de ses futures victimes dans les premières saisons de Game of Thrones) que pour la franchise. Bien qu'il soit l'âme de cette équipe, Green commençait à faire grincer des dents ces derniers mois.

Hors de forme de son propre aveu pendant une bonne partie de la saison régulière, l'ancien de Michigan State s'est refait une santé avant les playoffs. Aujourd'hui, ses performances défensives et son leadership sont à nouveau d'élite et les doutes sur la pertinence de lui donner l'argent qu'il réclame pour prolonger au-delà de l'été 2020 s'amenuisent petit à petit. Lui a déjà indiqué qu'il ne ferait cette fois pas de ristourne. Draymond Green peut ainsi prétendre à un contrat de 202 millions sur 5 ans. Et si le montant peut paraître mirobolant, Joe Lacob, le propriétaire des Warriors, a l'air prêt à envisager la chose.

"Je veux que Draymond soit là pour toujours. C'est un Warrior comme pas deux", a expliqué Lacob à The Athletic.

L'avenir de Draymond Green ne dépend pas que de lui. Si Lacob semble l'envisager comme une priorité, les décisions de Kevin Durant et Klay Thompson (le premier est annoncé sur le départ, le second vers une prolongation) conditionneront ce que les Warriors pourront ou voudront bien lui donner. Oseront-ils donner autant d'argent à un joueur qu'il est difficile d'imaginer devenir aussi fort dans une autre franchise, particulièrement s'il en est la star principale ? Ou se diront-ils, comme Steve Kerr à l'occasion, "qu'il y en marre des conneries de Draymond" ?

A 24 heures du game 4 contre Houston, Draymond Green fait en tout cas tout pour être considéré comme absolument indispensable.