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« Can’t play » Kanter ? Bien sûr que si !

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Souvent décrié pour ses lacunes défensives, Enes Kanter a aussi contribué à la qualification des Portland Trail Blazers au second tour des playoffs.

« Can’t play Kanter. » C’est Billy Donovan qui le dit. Qui l’a dit. Le coach de l’Oklahoma City Thunder, capté par les caméras, confiait ça à ses assistants lors d’un match serré du premier tour des playoffs contre les Houston Rockets l’an dernier. Il disait tout haut – enfin tout bas mais en se faisant griller – ce que beaucoup pensaient tout bas : Enes Kanter est doué mais il n’est pas efficace en playoffs. Parce que trop ciblé par l’attaque adverse. Parce que trop lent en défense. Un bon joueur, certes, mais pas un joueur qui fait gagner. Un an plus tard, le Turc peut savourer sa revanche.

D’ailleurs, il en a profité. Quelques minutes après la qualification des Portland Trail Blazers, sa nouvelle équipe, l’intérieur a ouvert sa conférence de presse en remerciant ironiquement les New York Knicks de l’avoir coupé. Il en a aussi placé une pour toutes les équipes qui n’ont pas osé croire en lui. Un petit instant Nutella.

Enes Kanter avait des raisons d’être taquin. Le paria a tenu son rang sur cette première série de playoffs. Nombreux étaient ceux qui étaient inquiets après la perte de Jusuf Nurkic sur blessure. Parce que le Bosnien est le patron de la défense des Blazers, ce qui n’est clairement pas le point fort de son back-up. Mais il s’est mis au niveau. Cette nuit, par exemple, il a encore compilé 13 points, 13 rebonds et 4 passes décisives. Il a fait preuve de sérieux, comme tout au long de ce premier tour.

Le joueur de 26 ans amène toujours de l’énergie en plus de sa facilité à scorer près du panier. Mais il a aussi su rester concentré en défense. Appliqué dans ses couvertures sur les picks-and-roll. Le Thunder l’a ciblé et l’a attaqué. Sans trouver la faille. OK, Russell Westbrook n’est pas James Harden. Mais même, il a su tenir bon devant une superstar NBA et son redoutable partenaire Steven Adams. La connexion des deux joueurs d’Oklahoma City est habituellement dévastatrice. Elle a été mise à mal par deux défenseurs réputés faibles : Kanter et Damian Lillard.

Les Blazers ont pu laisser leur pivot sur le parquet 29 minutes par match – pour 13 points et 10 rebonds de moyenne – sans en payer le prix. Au contraire, même, ils étaient bien meilleurs quand il était sur le terrain.

Le mot de la fin d’Enes Kanter ?