8 choses à retenir du game 5

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Vous avez manqué ce game 5 des Finales NBA ? Pas de souci, voilà ce qu'il fallait en retenir.

Les Finales NBA 2017 ont livré leur verdict. Les Golden State Warriors se sont imposés lors du Game 5 face aux Cleveland Cavaliers. Portés par un Kevin Durant MVP, un Stephen Curry impressionnant et un Andre Iguodala décisif, les Warriors se sont logiquement imposé. Voici ce qu'il fallait retenir de ce Game 5.

Kevin Love est passé à côté de son Game 5

Exemplaire jusque-là dans ces Finales, Kevin Love est passé à côté de son sujet. S'il avait compensé sa maladresse par une grosse défense dans le game 4, le Californie s'est loupé au plus mauvais moment et dans les grandes largeurs avec 6 points et 10 rebonds, certes, mais aucun impact réel et un différentiel de -21, de très loin le plus mauvais du match (le second, LeBron, est à -12). Pâle et avec les traits tirés, Love n'était clairement pas dans la forme de sa vie. Il y a fort à parier que les rumeurs d'un éventuel trade vont aller bon train, comme après ses premières Finales perdues avec les Cavs.

Kyrie Irving, héroïque pendant 4 matches et demi

Uncle Drew a été fantastique pendant ces Finales. Offensivement, on n'avait pas vu de telles folies de la part d'un meneur dans ce contexte depuis belle lurette. Malheureusement, ces efforts ont sans doute eu un prix. Après 4 matches et demi à un niveau irréel, Irving a craqué physiquement. Touché au dos et à la jambe, le All-Star n'a pas mis un seul panier dans le 4e quart-temps (26 points en tout) qu'il affectionne tant. Son bilan reste néanmoins très positif, puisqu'il s'est encore un peu plus affirmé comme un wingman parfait pour LeBron, avec même une progression défensive encourageante.

Les refs se sont repris

Après les polémiques du game 4, on se doutait bien que l'arbitrage serait un peu plus strict. Ca n'a pas loupé. Le trio arbitral n'a rien laissé passer, sanctionnant le moindre contact d'entrée de jeu et sifflant même des marchers et des séjours prolongés dans la raquette. En dehors de l'embrouille suave entre Tristan Thompson et David West, les officiels n'ont jamais laissé le match partir en vrille et c'est tout à leur honneur.

LeBron énorme, mais...

LeBron James a bouclé ces Finales 2017 en triple-double de moyenne. Ahurissant et vertigineux... Cette nuit, avec 41 points, 13 rebonds et 8 passes, il a encore tenu son équipe à bout de bras. En fin de match, on l'a vu enchaîner les drives avec spin move face à Iguodala avec une réussite insolente. On se demande presque pourquoi il n'a pas davantage utilisé cette approche. Au-delà de ça, on peut-être un peu déçus par sa production défensive sur ce game 5. A quatre ou cinq reprises, on l'a vu traîner dans le camp adverse en transition ou avoir la main un peu molle au rebond. C'est injuste, mais LeBron n'a pas le droit à de la demi-mesure. Lorsque lui n'est pas à 100% en termes de débauche d'énergie, le reste a du mal à suivre.

Andre Iguodala, the Real MVP

Kevin Durant et Stephen Curry ont été excellents, pour ne pas dire plus. Mais le MVP de ce game 5, dans le sens "décisif", c'est Andre Iguodala. Avec 20 points en sortie de banc, un différentiel de +18, des actions défensives clés devant LeBron, des dunks tonitruants de l'autre côté du terrain et un shoot extérieur utile dans les moments chauds, "Iggy" a rayonné. Lorsqu'il est bien physiquement, même à 33 ans, il reste le 6e homme le plus important de la ligue. Un MVP des Finales 2015 qui a assumé son statut et plaidé sa cause pour un dernier contrat juteux dans la Bay Area.

Les promesses de Patrick McCaw

On avait déjà entrevu ses qualités dans le game 4 malgré la défaite. Le rookie a montré encore plus de choses cette nuit. Steve Kerr a utilisé son énergie et sa disponibilité pendant 12 minutes et il n'a pas déçu avec deux paniers inscrits, trois rebonds pris et une défense très intéressante. De quoi faire regretter à certaines équipes d'avoir laissé les Warriors le prendre en 38e position lors de la Draft 2016. On a envie de voir plus de McCaw la saison prochaine et notre souhait devrait être exaucé tant Kerr semble apprécier le jeune homme.

Stephen Curry a répondu présent

On se demandait quel visage proposerait Stephen Curry dans ces Finales après deux campagnes mitigées, pour ne pas dire décevantes vu son statut. Ce n'est pas encore cette saison que Curry sera MVP des Finales, mais son niveau de jeu ne souffre d'aucune contestation. Sur ce game 5, on l'a retrouvé dans un rôle de slasher/passeur (31 points, 10 passes) qui rappelle qu'il n'est pas qu'un shooteur de légende. Kevin Durant l'a sans doute un peu éclipsé aux yeux des observateurs, mais c'est parce que Curry l'a bien voulu. Son altruisme et son refus de vouloir être un franchise player traditionnel expliquent en partie la réussite de ce groupe.

Du respect et de l'intensité

On avait un peu peur que ces Finales tournent au pugilat vu le passif entre les deux équipes et les chicaneries du game 4. En dehors de l'altercation entre David West et Tristan Thompson, l'état d'esprit a été admirable. Les joueurs se sont respectés sans copiner. Ils ont bataillé sans ménager leur adversaire, mais sans fautes excessives. On préfère nettement ça.

Merci JR

On a suffisamment critiqué JR Smith et son absentéisme sur ces Finales pour reconnaître que son game 5 a été épatant. A 7/8 à 3 points (25 points en tout) et grâce à son culot éléphantesque et à sa réussite folle lorsque les secondes s'égrainent, Smith a préservé le suspense. On peut dire ce qu'on veut sur sa personnalité et son efficacité en général, mais l'ancien joueur des Knicks est l'un des joueurs les plus éléctrisants qui soient dans ce contexte.