Jeremy Lin : après un passage en Chine mouvementé voire hardcore, il rêve toujours de NBA

Jeremy Lin : après un passage en Chine mouvementé voire hardcore, il rêve toujours de NBA

Après une année marquée par des agressions à répétitions dans le championnat chinois, Jeremy Lin vise un retour en NBA la saison prochaine.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / NEWS

Il y a un an, Jeremy Lin annonçait, en larmes, que la NBA l'avait "abandonné" et qu'il prenait la direction du championnat chinois. Lin venait tout juste d'être sacré champion avec les Toronto Raptors, dans un rôle de figurant, loin de la ferveur populaire déclenchée par la Linsanity en 2012. L'éphémère idole du Madison Square Garden n'a finalement pas encore renoncé à la NBA.

Jeremy Lin a annoncé cette semaine qu'il quittait les Beijing Ducks, avec lesquels il a atteint les demi-finales du championnat local. Le motif est simple. Malgré l'honneur qu'il a ressenti de jouer pour le pays d'origine d'une partie de sa famille taïwanaise, il croit toujours avoir sa place dans la meilleure ligue du monde.

"Cette décision a vraiment été la plus difficile de ma vie. J'ai passé les quatre dernières semaines à y penser et je n'arrivais pas à dormir. Au final, même si les Ducks m'ont traité incroyablement bien et m'ont tout donné, j'ai toujours le sentiment que mon rêve de NBA est possible".

Un traitement de faveur qui a laissé des traces

Mais derrière cette belle déclaration, Jeremy Lin, 32 ans, n'a pas connu une expérience si simple que ça en Chine. Le meneur californien, passé par Houston, Los Angeles, Charlotte, Brooklyn, Atlanta et Toronto, s'est fréquemment plaint du traitement pas très franc du collier, voire franchement limite, que lui réservaient ses adversaires tout au long de la saison.

"Si vous frappez et blessez votre adversaire par erreur, je peux le comprendre. Mais si vous le faites exprès ou que l'arbitre ne protège pas les joueurs, c'est inacceptable", déclarait Jeremy Lin en août. "Nous voulons être en sécurité sur le terrain."

Dès les premières rencontres de novembre dernier, l'ancien NBAer avait eu le droit à un traitement de faveur des défenseurs adverses. Coups à répétition, fautes flagrantes, écrans massifs, agressions dissimulées ou caractérisées. Dans un championnat réputé pour sa dureté et le laxisme de ses arbitres, pour les défenseurs, c'était devenu un défi de savater la "star de New York".

"Ses genoux saignaient à travers ses collants blancs après le premier match", avait précisé un journaliste choqué du South China Morning Post. "Lors de son premier match à domicile, il est reparti avec du sang recouvrant son avant-bras à cause des défenseurs de Shandong."

"Il est tombé tellement de fois dans chaque match", ajoutait son entraîneur Xie Libin qui déplorait auprès du Beijing Youth Daily les trop nombreuses agressions subies par sa star. Un journaliste chinois a même comptabilisé que sur les trois premiers matches de la saison, l'ancien joueur des Knicks s'était retrouvé au sol à 25 reprises !

"Il faut quand même comprendre que c'est un joueur de plus de trente ans et qu'il a joué en NBA pendant de nombreuses années. Et là, il est blessé de partout, son nez, ses yeux et même ses oreilles ! Après le match, il n'entendait plus rien", ajoutait son coach dépité.

Malgré ça, Jeremy Lin a réussi de plutôt bonnes performances avec le club de la capitale (22,3 points, 5,7 rebonds, 5,6 passes et 1,8 interception en saison régulière), avant de manquer de peu d'éliminer le futur champion Guangdong en demi-finale. Mais son rêve de NBA était toujours présent dans un coin de sa têt. Surtout, et on peut le comprendre, la dureté du championnat chinois a dû finir par le lasser. Peut-être qu'il estime tout simplement être "trop vieux pour ces conneries".

Jeremy Lin avait un plan pour rester aux Knicks

Evidemment, les nostalgiques de son run incroyable de quelques mois à New York et de l'hystérie déclenchée par ses performances espéreront que les Knicks lui redonnent sa chance. Malheureusement, c'est peu probable. Leon Rose, le nouveau président de New York, était le top agent de CAA, dont le rôle aurait été instrumental dans le refus de s'aligner sur l'offre de Houston à l'époque. Jeremy Lin faisait un peu trop d'ombre à Carmelo Anthony au goût de ses représentants...

 

Le traitement de faveur des adversaires de Jeremy Lin (en VO) :

 

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