Klay Thompson, merci, bravo et respect

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Toujours engagé, jamais défaitiste, Klay Thompson a été fantastique sur ce Game 6 et même sur l’ensemble des finales NBA. Sa blessure est un crève-cœur.

Klay Thompson est d’ordinaire discret. Calme. « Low key » en version original. Mais il était excité à l’approche du Game 6 des finales NBA. Enthousiaste à l’idée de jouer une dernière fois à l’Oracle Arena, devant des supporters qu’il apprécie et qui l’adulent. Il voulait le faire. Pour eux. Pour ses coéquipiers. Et pour Kevin Durant, victime d’une déchirure du tendon d’Achille lors de la rencontre précédente. Pour une fois, Klay se « lâchait ». En conférence de presse pour défendre KD en détruisant les théories selon lesquelles les Golden State Warriors sont meilleurs sans le MVP des deux dernières finales. Sur Instagram pour témoigner toute son affection pour son partenaire.

Ça promettait un « Splash Brother » déchaîné le soir même. Après tout, il est l’homme des Games 6. Sa performance lors du sixième match des finales de Conférence 2016, contre le Thunder, est restée dans les annales. 41 points, 11 paniers primés. Il a sauvé l’équipe ce soir-là. Et il était parti pour faire de même hier.

Déterminé, adroit, agressif, concentré, il attaqué la partie en trombe. Il a d’abord tenu ses coéquipiers à flot avec ses tirs lointains. Puis il leur a permis de prendre l’avantage dans le troisième quart temps. La dynamique était alors clairement en faveur de Golden State à ce moment du match. Les Dubs étaient bien partis pour arracher un Game 7. Jusqu’à ce que Klay Thompson monte au dunk. Couper dans son élan par Danny Green, il est mal retombé. Le genou a tourné. L’horreur.

Le joueur est resté à terre en tenant immédiatement son genou. Il s’est alors rendu au vestiaire. La catastrophe. Mais il est finalement revenu quelques instants. Pour tirer les lances-francs. Il les a mis. Il est même retourné en défense, en boitant, comme si de rien n’était. Thompson allait juste continuer à jouer. Il a fallu que DeMarcus Cousins fasse faute pour que Steve Kerr le sorte du parquet. Il a alors pris la direction des vestiaires. Un peu plus tard, la nouvelle tombait : rupture des ligaments croisés du genou.

C’est vraiment triste. Il ne faut jamais se réjouir d’une blessure, évidemment. C’est particulièrement difficile quand il s’agit de Klay. Un joueur qu’on a envie d’aimer et de supporter. Un gars qui ne rechigne pas à la tâche. Son absence va peser. Il va nous manquer. Mais on est certain qu’il reviendra fort. Et même peut-être vite, connaissant le bonhomme. Sous une tunique de Golden State. Parce que même blessé, on n’ose pas imaginer la franchise prendre une autre décision que celle d’offrir le maximum au free agent à venir. Rarement un joueur des Warriors n’a aussi bien porté le nom de son équipe. Merci pour les émotions. Bravo pour ces finales à 26 points de moyenne et plus de 50% à trois-points malgré les blessures. Respect pour tout le reste.