Les 5 enseignements du Game 1 entre les Lakers et le Heat

Les 5 enseignements du Game 1 entre les Lakers et le Heat

Retour sur le carnage des Los Angeles Lakers contre le Miami Heat (116-98) en ouverture des finales NBA 2020 en cinq points clés.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Big, Strong and Tough : Les Lakers sont trop physiques

Bigre (expression rendu illégale depuis 1996), qui aurait cru que le Heat se ferait marcher dessus comme ça ? Au-delà des qualités de son collectif ou de ses individualités, le groupe d’Erik Spoelstra est réputé pour sa combativité. Mais ça, les Lakers n’en avaient apparemment rien à carrer. Trop grands, trop forts, trop durs. Trop puissants, aussi. Les Californiens se sont appuyés sur leur taille et leur gabarit pour malmener leurs adversaires sur ce Game 1 des finales NBA 2020. Sans pitié.

La bataille du rebond – mais quelle bataille ? – est particulièrement significative. Déjà à l’œil nu, on sentait que les Floridiens se faisaient brutaliser sous les arceaux. Puis les chiffres sont tombés : 54 rebonds à 36. Aïe, ça pique. Avec également 7 interceptions et 8 blocks, les Angelenos ont tout simplement été (bien) supérieurs en défense. L’équipe de Miami semblait soudainement petite et fragile alors qu’elle dégageait une impression féroce à l’Est. Au final, les Lakers sont à l’image d’Anthony Davis sur ce match : big, strong and tough.

Le « small ball » des Lakers, un cheat code

C’est le paradoxe avec le constat fait juste au-dessus. L.A. a surtout dominé quand Anthony Davis se retrouvait en pivot, avec quatre extérieurs autour de lui. Du « small ball » dans les principes de jeu, mais avec quelques beaux gabarits pour mettre la pression sur l’adversaire. Il y a eu un passage meurtrier. Six minutes pendant lesquelles A.D. était le seul « Big Man » sur le terrain. Pas de Dwight Howard. Ni de JaVale McGee. Le Heat jouait aussi sans ses intérieurs Bam Adebayo, Meyers Leonard et consorts.

Anthony Davis, trop fort, trop rapide, trop mobile… trop injouable pour Miami !

C’est à ce moment que Miami a vraiment pris l’eau. Six minutes et +18 pour Los Angeles. Un rouleau compresseur. Parce qu’avec sa polyvalence, Davis offre à son équipe la possibilité de protéger le cercle (3 blocks) même avec un cinq majeur plus petit. Et en attaque, il fait parler de sa taille. Suffisamment mobile pour ne pas ralentir son équipe, très agile et bien évidemment trop grand pour être gêné dans ses attaques du cercle. Erik Spoelstra va devoir s’ajuster. Hier soir, il n’y est pas parvenu.

Bam Adebayo est (beaucoup) trop important pour le Heat

NBA Anthony Davis vs Bam Adebayo

Bon, c’est une évidence. Mais même en étant très fort et de plus en plus reconnu, l’impact de Bam Adebayo sur le succès de Miami reste sous-estimé. Jimmy Butler est peut-être le meilleur joueur balle en main. En revanche, le plus important, ça reste le pivot All-Star. Meilleur marqueur, rebondeur, passeur et intercepteur des finales de Conférence Est tout de même… Les Floridiens ne peuvent pas gagner un seul match de cette série sans un grand Adebayo.

Ça fait beaucoup de pression pour un joueur de 23 ans. Parce que si les Lakers sont grands et physiques, le salut du Heat passe alors par son intérieur. Un colosse. Il est suffisamment long et suffisamment costaud pour tenir tête à Davis sur le papier. Même si la réalité du terrain fut complètement différente. 8 points et 4 rebonds pour Bam, c’est bien trop peu. 2 sur 8 aux tirs. Les Angelenos l’ont ciblé et étouffé. Ce n’est pas un hasard. Sa blessure à l’épaule – il est sorti prématurément dans le troisième quart temps – est donc d’autant plus problématique pour son équipe.

L’expérience, un aspect sous-coté du résultat

Ça ne se voit pas forcément, parce que les Lakers ont beaucoup de joueurs qui découvrent ce stade de la compétition, mais le manque d’expérience du Heat a pesé sur ce match. Surtout dans la gestion de l’adversité. Même menés de 13 points, les joueurs de Frank Vogel ne paniquaient pas. Parce que les LeBron James, les Rajon Rondo ou autres Danny Green connaissent le chemin. Celui du succès. Ils savaient que leur moment allait arriver. Ils ne se sont pas crispés.

Tout l’inverse des Floridiens quand la machine adverse s’est mise en route. Ils ont commencé à balbutier leur basket. Comme s’ils étaient perdus. Et ça a justement mené à ce résultat sans appel. Le collectif s’est évaporé, la défense s’est relâchée et les Lakers leur ont roulé dessus. Des moments qui rappellent que Tyler Herro (-35 de différentiel sur le game) et Duncan Robinson (quelqu’un sait s’il a joué) ne sont que des rookies. Adebayo découvre aussi. Une jeunesse qui se paye cash.

Bousculé, chahuté et agressé, le Heat a totalement déjoué…

Les Lakers sont injouables quand ils sont chauds à trois-points

OK, OK, on défonce une porte ouverte la tête la première (celle de Dwight Howard pour être sûr de ne pas abîmer le cerveau). Quand une équipe a de l’adresse extérieure, généralement, elle gagne. Youpi. Ce qui est intéressant, par contre, c’est de noter que les Lakers n’ont d’habitude pas besoin de marquer de loin pour l’emporter. C’est même l’une des plus mauvaises équipes de la ligue dans ce domaine depuis la reprise. 21ème sur 22 derrière l’arc sur les parquets de la bulle Disney. Une horreur. Un concours de briques.

Comment les Lakers ont assommé le Heat

Mais hier soir, les Angelenos ont arrosé le Heat. En mettant dedans, la rencontre a tourné au K.O. avant même la mi-temps. Ils étaient d’ailleurs à 11 sur 17 derrière l’arc à la pause. En ayant inscrit 9 de leurs 11 dernières tentatives derrière l’arc. Impossible de rivaliser avec ça. Impossible.

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