« Pas de sang, pas de faute », les Knicks étaient des bouchers dans les 90’s

Retour sur une époque où les joueurs des New York Knicks savaient se faire respecter et inspiraient même la peur auprès de leurs adversaires.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article
« Pas de sang, pas de faute », les Knicks étaient des bouchers dans les 90’s

Avant de devenir l’un des plus grands champions de l’Histoire de la NBA, Michael Jordan s’est cassé les dents – presque littéralement – sur les Pistons. L’équipe très rugueuse, c’est un euphémisme, de Detroit jouait souvent au-delà de la limite des règles en mettant des coups pour empêcher le numéro 23 des Bulls de s’approcher du cercle. Une tactique brutale qui a permis à Isiah Thomas et ses partenaires de décrocher deux titres en 1989 et 1990. Puis MJ a fini par trouver la faille avant de prendre le contrôle de la ligue en 1991 et 1992. Les autres équipes cherchaient alors de nouvelles solutions pour le faire tomber… littéralement, là encore. C’est alors que les Knicks ont cherché à revenir aux bases. Aux bases des « Bad Boys » du Michigan.

Comme Detroit auparavant, New York s’est appuyée sur une formation avec une superstar, ici Patrick Ewing, et une collection d’assassins des parquets. Le tout coaché par Pat Riley. Et l’entraîneur aux cheveux gominés tenait un discours similaires à celui de Chuck Daly : balancez Jordan au sol avant qu’il puisse monter au cercle.

« On se détestait. Nos rencontres étaient très physiques. Tant qu’il n’y avait pas de sang, il n’y avait pas de faute », remarquait Ewing dans ‘The Last Dance’.

Le documentaire sur les Bulls 98 permet de se replonger à une époque où les Knicks avaient une formation besogneuse, dure au mal, combative et… ambitieuse. Ça permet si lointain maintenant. Avec son pivot All-Star mais aussi John Starks, petit mais teigneux, Anthony Mason, Charles Oakley ou Charles Smith, les troupes de Gotham étaient armées pour partir en guerre.

Malgré ça, les Knicks n’ont pas réussi à sortir Michael Jordan. Ils ne sont pas passés loin, en 1993. Ils menaient 2-0 en finales de Conférence. Pour finalement perdre en six manches. Ils ont atteint les finales NBA l’année d’après, avoir éliminé les Bulls. Mais Jojo était déjà parti. Et les Rockets d’Hakeem Olajuwon ont pris le dessus. Pas de bagues, mais tout de même de sacrés bons souvenirs pour les supporteurs de la grosse pomme.

Bagarre générale entre les Knicks et les Bulls en 1994

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