Preview NBA : Les notes de l’intersaison – Central Division

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

La saison débute dans un mois, l’occasion de faire un bilan de l’été avec une Preview NBA qui retrace les mouvements pour chaque franchise de la division Central.

Preview NBA : Les notes de l'intersaison

Chicago Bulls : C

Il y a du bon et du moins bon dans cette intersaison des Chicago Bulls. Après équilibre, cela donne donc un C, la note moyenne par excellence. D’un côté, on a apprécié la signature de Jabari Parker pour 40 millions sur deux ans. C’est un pari intéressant. On aime aussi la draft de Wendell Carter Jr, un rookie qui a vraiment du talent ET du potentiel. Jusque là, deux bons points.

Le problème, c’est que l’on imagine mal les taureaux réussir à faire jouer simultanément Carter, Parker et Lauri Markkanen. Alors, oui, le Finlandais peut écarter le jeu. Mais on demande à voir comment le trio va fonctionner. On a le sentiment d’être revenu en arrière quand les Bulls ont associé Dwyane Wade et Rajon Rondo à Jimmy Butler. On a moins aimé les 78 plaques pour Zach LaVine même si on comprend pourquoi Chicago a tenu à s’aligner sur l’offre de Sacramento. L’équipe n’est peut-être pas parfaite en terme de fit mais elle peut jouer le milieu de tableau. La moyenne. Le C.

Cleveland Cavaliers : D

Comment imaginer pire scénario que perdre LeBron James ? OK, les Cleveland Cavaliers y étaient sans doute préparés. La franchise avait même déjà entamé sa période de transition dès février dernier (peut-être même avant) et de nombreux membres de l’organisation étaient convaincus que le King allait encore se faire la malle. Mais, quel que soit les tentatives de rafistolages opérées pendant l’été, le club de l’Ohio sort forcément perdant d’une intersaison où il n’a pas su retenir le meilleur joueur du monde.

Pas grave, James a mené son état à la terre promise avec le sacre de 2016. Mais une période difficile, bien plus sombre, s’annonce à Cleveland. Les Cavaliers vont retomber dans l’anonymat après avoir vécu l’excitation et l’engouement de quatre finales de suite. Contrairement à 2010, quand ils avaient sombré au départ de LeBron, ils ont encore les armes pour jouer au moins les playoffs. Kevin Love a été prolongé même si l’on peut se demander si son contrat (120 plaques de plus pour cinq piges !) ne va pas poser problème quand l’intérieur aura bien dépassé les 30 balais.

Tyronn Lue reste avec un nouveau challenge. Le retour de Channing Frye fait du bien au vestiaire. Mais ce ne sont pas David Nwaba et Sam Dekker qui feront lever les foules. Peut-être le rookie, Collin Sexton, huitième choix de la dernière draft. Ça reste très léger.

Detroit Pistons : C

On ne sait même pas vraiment quoi penser de l’été des Pistons. On a d’abord donné un C- avant de relever à C. En effet, Detroit a fait venir Dwane Casey et on espère que l’ancien coach des Toronto Raptors saura redonner vie à un groupe qui a manqué les playoffs malgré la faible opposition de la Conférence Est. Le reste n’a quasiment pas bougé. Glenn Robinson III revient sur ses terres du Michigan et espérons que cela puisse l’aider à relancer sa carrière après une vilain blessure.

Les Pistons vont connaître leur première saison complète avec Blake Griffin et Andre Drummond et c’est surtout ça la bonne nouvelle.

Indiana Pacers : B+

Les Indiana Pacers ont été surprenants l’an dernier mais la saison de la confirmation est toujours la plus difficile. Annoncés en reconstruction, les Hoosiers se sont hissés à la cinquième place de la Conférence Est avant de faire trembler les Cleveland Cavaliers et de finalement tomber en sept manches au premier tour des playoffs. Les dirigeants se veulent donc ambitieux.

Ils ont mis les moyens pour que cette saison ne soit pas juste un sursaut d’éclat. Ils ont signé Tyreke Evans, Doug McDermott et Kyle O’Quinn. Ils ont conservé Darren Collison et Bojan Bogdanovic. Ils ont drafté Aaron Holiday. L’ensemble a de la gueule. Evans fait un peu doublon avec Oladipo mais il peut justement prendre son relais. L’attaque des Pacers sera moins prévisible. McDermott apporte de l’adresse extérieure. Il y a du talent partout.

C’est donc une très belle intersaison sur le papier. Mais ça ne garantit pas à Indiana une grande évolution. Car c’est malheureusement encore sur le terrain qu’il va falloir continuer à prouver.

Milwaukee Bucks : B

Difficile de mettre plus que B alors que les Milwaukee Bucks ont laissé filer Jabari Parker sans contrepartie ! La franchise ne voulait pas le payer, soit. Mais sur deux ans, ce n’était pas trop risqué. Surtout que l’équipe du Wisconsin jouait bien mieux en playoffs quand le deuxième choix de la draft 2014 était sur le parquet. Allez savoir. Il y a peut-être des éléments que nous n’avons pas. Toujours est-il que son départ laisse un peu un goût amer.

Mais le reste est plutôt très bon. On pense surtout à l’arrivée du coach Mike Budenholzer. Les Bucks ont poussé les Celtics dans leurs derniers retranchements au premier tour des playoffs alors qu’il n’avait aucun pilote à bord de l’appareil. Avec un tacticien de cette trempe aux commandes, Giannis Antetokounmpo et ses coéquipiers sont de vrais outsiders pour une place en finales à l’Est. Ersan Ilyasova est venu renforcer le banc et Pat Connaughton apporte un peu d’adresse à une équipe qui manque de tireurs. L’effectif est solide.

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