Preview NBA : 14e – Miami Heat, « Monstres Academy »

Preview NBA : 14e – Miami Heat, « Monstres Academy »

Le Miami Heat est 14e de notre Power Ranking NBA 2017-2018. Voici pourquoi.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Le 17 octobre prochain débutera la saison 2017-2018. Après un vote en interne pour classer les 30 équipes de la ligue, un power ranking a vu le jour. Chaque jour jusqu'au début des hostilités, retrouvez la preview NBA de chaque franchise, du 30e jusqu'aux Gold..., euh, jusqu'au 1er. On continue aujourd'hui avec le Miami Heat.

Le film de leur saison : "Monstres Academy"

Dans ce prequel de l'excellent "Monstres et Cie", on découvre de quelle manière les héros Bob et Sully sont devenus des monstres d'élite capables d'effrayer n'importe quel gosse récalcitrant. Après s'être fait brocarder de la Monstres Academy parce qu'ils vivaient sur leur nom prestigieux et leurs acquis pour l'un (Pat Riley/Sully) ou avaient du mal à être autoritaire et respecté pour l'autre (Erik Spoelstra/Bob), les deux affreux rejoignent une fraternité, les Oozma Kappa, de mecs qui ne payent pas de mine et sont laissés pour compte. A l'occasion des Jeux de la Peur, Bob et Sully parviennent à rendre ces gars d'apparence inoffensifs terriblement compétitifs. A tel point que les meilleures fraternités sont vite déstabilisées lorsqu'elles doivent les affronter. Dans le même ordre d'idées, le Miami Heat, fort de son incroyable comeback vain la saison dernière, repart au combat pour épouvanter les puissants, à l'Est notamment, avec son armée de morts de faim : Dion Waiters, Okaro White, James Johnson, Tyler Johnson, Rodney McGruder... Autant de mecs dont personne ne voulait plus et qui font qu'aujourd'hui personne ne prendra Miami de haut. Impossible pour le Heat de viser autre chose que les playoffs. Comme pour Bob et Sully de ne pas remporter les Jeux sous peine de ne pas être réintégré à la Monstres Academy...

Le casting

Le cinq attendu du Miami Heat : Goran Dragic - Josh Richardson - Justise Winslow - James Johnson - Hassan Whiteside. Défensivement, ça tient la route. Offensivement, ça reste à voir, mais Spo trouvera le moyen de faire tourner Dion Waiters à 18 ou 19 points de moyenne (en sortie de banc au profit de l'intéressant Richardson dans un premier temps) et saura utiliser les qualités de Tyler Johnson et Kelly Olynyk pour ne citer qu'eux dans ce registre. Le roster est solide, mais surtout très bien coaché.

Le scénario

Goran Dragic a du mal à démarrer la saison. Il faut dire qu'il est considérablement ralenti par le maillot de Drazen Petrovic - offert par la mère du défunt virtuose après l'Euro - qu'il porte sous sa tunique du Heat. Après quelques semaines d’atermoiements, le Slovène prend la décision de revenir à une tenue plus conforme et remet Miami sur les bons rails et dans le top 8. Lors d'un match au Madison Square Garden en février, Charles Oakley, de retour dans les travées, apostrophe Olynyk en lui lançant qu'à son époque on aurait jamais laissé jouer un mec qui s'appelait Kelly. Le Canadien se venge en plantant 37 points et fait vriller "Oak", auteur dans la foulée d'un plaquage-cathédrale sur James Dolan. Sixièmes à l'Est, les Floridiens se qualifient pour un premier tour bien chaud contre Washington.

L’acteur à suivre : Justise Winslow

Le Heat jouait-il mieux parce que Justise Winslow n'était pas là, ou le Heat aurait-il été en playoffs si Justise Winslow avait pu revenir en cours de saison ? On ne le saura jamais, mais on aura une bonne indication de l'importance de l'ancien Dukie dans le projet floridien à la fin de la saison. Son énergie et sa capacité à défendre sur plusieurs positions vont parfaitement avec ce que cherche Erik Spoelstra et Pat Riley continue de lui accorder une confiance aveugle. On rappelle que Miami a refusé de trader Winslow à Boston il y a deux ans alors que les Celtics voulaient inclure l'un des fameux 1st round pick des Nets. A lui de se montrer digne de cette confiance. https://www.youtube.com/watch?v=Qq6ww-KMNoc

La note League Pass

7/10. Ça vous étonnera peut-être vu le peu de dunkeurs d'élite et de joueurs à énorme potentiel supposé, mais aucune équipe ne joue aussi dur que le Heat. Il est rarissime que le groupe d'Erik Spoelstra lâche un match ou y aille mollo pour préserver ses forces. Que l'adversaire soit le champion en titre ou une équipe épuisée en back to back, Miami sera à 200% et prêt à saisir la moindre opportunité. En ce sens, on s'ennuiera peu devant leurs rencontres. Ajoutez à cela le flair de Goran Dragic, les coups de chauds démentiels de Dion Waiters et l'agressivité de mecs comme James Johnson et Hassan Whiteside et le cocktail est divertissant !

Le saviez-vous

Le Heat possède probablement le meilleur joueur/cuistot de toute la ligue en la personne de Tyler Johnson. L'arrière est un fondu de cuisine et avoue même que c'est son hobby principal lorsqu'il n'est pas sur les parquets. Johnson dévore toutes les émissions de cuisine de Hell's Kitchen à Master Chef et il ne serait pas étonnant de le voir participer à une émission spéciale avec des célébrités dans quelques années ou si le tournage se fait pendant l'intersaison. Son "go to plat" ? Le Veal Parmigiania : des escalopes de veau dorées agrémentées d'une sauce tomate et de mozzarella. Bon appétit !

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